Compter, toujours compter, les heures, les minutes, c'est ce qui nous perd.
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S'il est vrai que la même chose revient, encore et encore, sous des noms différents, la fraternité des êtres dissemblables ne peut apparaître que sous la forme de confusion, de discordances et de distances infranchissables.
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À lire aussi de Isabelle Sorente
Je suis de la génération qu'on émascule à la naissance, de la génération des enfants rois, enfants objets, enfants produits, enfants drogués, junkies infantiles qui arpentent chaque jour les rues de la ville.
La possibilité d'adorer est essentielle, c'est un besoin spirituel, encore faut-il le placer au bon endroit. Vénérer son partenaire conduit Lucie à ce qu'on appelle le masochisme. Mais d'autres se mettent à vénérer leur patron, c'est le cas de Jonathan dans le roman. Cette force-là, ce besoin d'adoration qui nous pousse à créer, peut aussi nous dévorer.
Qu'importe une génération sacrifiée s'il reste l'espoir des suivantes !
L'adulte est mort. La cruauté des cours de récré règne aujourd'hui dans les bureaux feutrés des multinationales.
Dans la même œuvre
Le vrai problème du mensonge n'est pas d'être immoral, c'est qu'il imprime dans la mémoire une trace moins forte que la vérité.
Sans doute ai-je hérité moi aussi du complexe d'Isis, celle qui réunit les morceaux dispersés, l'obsession de relier entre eux des faits épars, de reconstituer des trajectoires, un roman n'est jamais loin du rêve de reconstituer un corps.
Une femme doit apprendre à se forger le caractère, elle doit apprendre à ne compter sur personne.
Nous sommes tous pareils. Adultes vus de loin, terrifiés comme des gosses dès qu'on approche de près les choses importantes.
Les hommes cachent mal qu'une femme leur plaît, qu'ils la dévorent des yeux ou fassent semblant de l'ignorer.