Je n'ai pas le destin de faire de grands films.

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J'ai tourné avec 66 vedettes différentes. Là, je commence à ne plus avoir de vedettes. Là où je me retrouve un peu embêté, c'est que tous mes acteurs sont morts ! Gabin, Bourvil, Fernandel, de Funès… Je suis un peu dans un désert car je travaille avec des acteurs que je ne connais pas.
Faut que ça aille vite. Le but, c'est quand même de tourner le plus de films possibles avant de claquer. Serrault prétend que s'il va pisser, je suis capable d'avoir fini le plan, sans lui, avant qu'il ne revienne...
J'ai conçu « A mort l'arbitre ! » comme un film noir à la manière de ceux de Jules Dassin durant sa période américaine.
Aujourd'hui, les cinéastes travaillent pour deux raisons : avoir de l'argent et avoir des femmes. Ils ne s'intéressent plus aux problèmes sociétaux.
Je suis de la merde par rapport à Welles ou Stroheim. Mais les jeunes qui viennent après moi sont de la merde par rapport à moi. Et ainsi de suite. C'est une dégringolade épouvantable.
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Je ne suis pas prétentieux, moi, j'aide à porter les projecteurs. C'est pas très juste, quand même.
Moi, au moins, si je rate un film, ça fait du mal à personne. Enfin, je touche des droits d'auteur, alors j'ai de quoi bouffer, c'est déjà ça. Je vis comme un cadre.
Je ne vis pas où je devrais vivre. En Tchécoslovaquie, je serais sûrement le roi du cinéma. Le Welles tchèque.
Je suis de la merde par rapport à Welles ou Stroheim. Mais les jeunes qui viennent après moi sont de la merde par rapport à moi. Et ainsi de suite. C'est une dégringolade épouvantable.
Ce qui fait marcher le monde, c'est le cul et l'argent. Les femmes sont terribles pour cela. Comme elles savent qu'on meurt avant elles, elles nous demandent tout de suite une assurance vie.