Je ne vis pas où je devrais vivre. En Tchécoslovaquie, je serais sûrement le roi du cinéma. Le Welles tchèque.

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La corruption a toujours existé, mais dans le temps, on avait Stavisky : on le repérait, le gars ! Il me semble qu'il y a de plus en plus de magouilles, parce que les gens ont de plus en plus peur de la mort. Elle est cachée, niée. Vous en voyez, vous, des corbillards dans les rues ? Ils ressemblent à des limousines passe-partout... C'est l'angoisse devant le vide qui provoque cette ambition, ce goût du pouvoir démesuré, cet acharnement à posséder, par tous les moyens.
Je ne suis pas prétentieux, moi, j'aide à porter les projecteurs. C'est pas très juste, quand même.
Je n'ai pas le destin de faire de grands films.
Je vais continuer à faire des films jusqu'à ma mort.
Aujourd'hui, les cinéastes travaillent pour deux raisons : avoir de l'argent et avoir des femmes. Ils ne s'intéressent plus aux problèmes sociétaux.
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Je ne suis pas prétentieux, moi, j'aide à porter les projecteurs. C'est pas très juste, quand même.
Moi, au moins, si je rate un film, ça fait du mal à personne. Enfin, je touche des droits d'auteur, alors j'ai de quoi bouffer, c'est déjà ça. Je vis comme un cadre.
Je n'ai pas le destin de faire de grands films.
Je suis de la merde par rapport à Welles ou Stroheim. Mais les jeunes qui viennent après moi sont de la merde par rapport à moi. Et ainsi de suite. C'est une dégringolade épouvantable.
Ce qui fait marcher le monde, c'est le cul et l'argent. Les femmes sont terribles pour cela. Comme elles savent qu'on meurt avant elles, elles nous demandent tout de suite une assurance vie.