Le féminin est un entraînement radical à la liberté.
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Il n'y a que les causes perdues qui méritent qu'on les défende, que les questions sans réponse qu'il est nécessaire de poser.
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S'il est vrai que la même chose revient, encore et encore, sous des noms différents, la fraternité des êtres dissemblables ne peut apparaître que sous la forme de confusion, de discordances et de distances infranchissables.
A trente ans, nous avons l'apparence des adultes, l'apparence de la sagesse, mais l'apparence seulement. Et si peur de mal faire !
Je n'invente pas, je me souviens. C'est mon pacte. C'est mon sacrifice. Cela n'a rien à voir avec le fait que des évènements aient eu lieu ou non. Ce qui compte, c'est ce que j'ai vu dans ces heures silencieuses.
La possibilité d'adorer est essentielle, c'est un besoin spirituel, encore faut-il le placer au bon endroit. Vénérer son partenaire conduit Lucie à ce qu'on appelle le masochisme. Mais d'autres se mettent à vénérer leur patron, c'est le cas de Jonathan dans le roman. Cette force-là, ce besoin d'adoration qui nous pousse à créer, peut aussi nous dévorer.
Dans la même œuvre
Je suis de la génération qu'on émascule à la naissance, de la génération des enfants rois, enfants objets, enfants produits, enfants drogués, junkies infantiles qui arpentent chaque jour les rues de la ville.
Je suis de la génération dont la peau a moins de valeur que l'habit.
Qu'importe une génération sacrifiée s'il reste l'espoir des suivantes !
On ne mesure jamais assez à quel point on a peu d'importance aux yeux des autres.
Compter, toujours compter, les heures, les minutes, c'est ce qui nous perd.