Et qu'est-ce que c'est que l'amour qui n'en est qu'au commencement - \r\nQuand on a tout le temps de voir tes yeux s'ouvrir immensément

À lire aussi de Louis Aragon

L'avenir à chaque instant presse - Le présent d'être un souvenir.
Pardonnez-moi cette amertume - Mais l'âge d'aimer quand nous l'eûmes - Comme le regain sous la faux - Tout y sonnait mortel et faux - Et qu'opposer sinon nos songes - Au pas triomphant du mensonge - Nous qui n'avions pour horizon - Qu'hypocrisie et trahison.
J'ai réinvente le passé pour dépasser ce présent aussitôt dévolu aussitôt révolu.
Rêves, rêves, rêves sur les lèvres de l'amour, sur les chiffres du bonheur, sur les sanglots de l'attention, sur les signaux de l'espoir, dans les chantiers où se résigne un peuple auprès des pioches.
L'extraordinaire du roman, c'est que pour comprendre le réel objectif, il invente d'inventer.
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Il est plus facile de mourir que d'aimer. - C'est pourquoi je me donne le mal de vivre. - Mon amour...
Quand tu dors dans mes bras je peux longuement caresser ton âme - \r\nAinsi tu ne m'as pas quitté je t'ai retenue ô ma femme - \r\nSi légère à mes bras fermés qui dors dans ton souffle léger - \r\nTu ne m'as pas quitté pour un songe tu n'y as pas songé -
Quand tu dors dans mes bras je peux longuement caresser ton âme.
Si légère que je craignais que le moindre souffle t'emporte - \r\nEt que je fermais bien mes bras de peur que ton âme n'en sorte - \r\nTu ne m'as pas quitté mon âme et mes bras ô ma bien-aimée - \r\nSont demeurés autour de toi fermés comme un anneau fermé
Comme tu es légère légère en ton sommeil puéril - \r\nAbandonnée et confiante abandonnée à tes périls - \r\nO léger souffle de ma vie ô douce à veiller cœur sans bruit - \r\nÉmerveillé que je te garde et te regarde dans la nuit