Auteur

Victor Hugo

Errer est humain, flâner est parisien.
Agitez une lame d'or, elle jettera des éclairs; tourmentez un grand nom, il resplendira.
L'art, merveilleuse contrée dont le critique hait la géographie, dont le poète dessine le paysage.
Je vais ainsi toute la journée, sans trop savoir où je suis, l'oeil le plus souvent fixé à terre, la tête courbée vers le sentier, les bras derrière le dos, laissant tomber les heures et ramassant les pensées quand j'en trouve.
Rien n'est mélancolique et doux comme la tyrolienne sauvage chantée dans l'ombre, par un pauvre petit chevrier invisible, pour la solitude qui l'écoute. Quelquefois, dans toute une grande montagne, il n'y a que la voix d'un enfant.
La colère emporte l'émeute comme le vent emporte le feu.
Tout homme peut avoir dans sa destinée une fin du monde pour lui seul. Cela s'appelle le désespoir. L'âme est pleine d'étoiles tombantes.
Pour les statues comme pour les hommes, un piédestal c'est un petit espace étroit et honorable avec quatre précipices tout autour.
Je ne songeais pas à Rose; - Rose au bois vint avec moi; - Nous parlions de quelque chose, - Mais je ne sais plus de quoi.
Etre un saint, c'est l'exception; être un juste, c'est la règle. Errez, défaillez, péchez, mais soyez des justes.
Le moins de péché possible, c'est la loi de l'homme. Pas de péché du tout est le rêve de l'ange. Tout ce qui est terrestre est soumis au péché. Le péché est une gravitation.
Moi, je parlais tout bas. - C'est l'heure solennelle - Où l'âme aime à chanter son hymne le plus doux. - Voyant la nuit si pure et vous voyant si belle, - J'ai dit aux astres d'or : - Versez le ciel sur elle ! - Et j'ai dit à vos yeux : - Versez l'amour sur nous !
Pour faire un citoyen, commençons par faire un homme. Ouvrons des écoles partout.
Quand on n'a pas en soi la lumière intérieure que donne l'instruction, on n'est pas un homme; on n'est qu'une tête du troupeau multitude, qui se laisse faire, et que le maître mène tantôt à la pâture, tantôt à l'abattoir.
Dans la créature humaine, ce qui résiste à la servitude, ce n'est pas la matière, c'est l'intelligence. La liberté commence où l'ignorance finit.
L'enfant, voilà la question suprême. L'enfant a dans son berceau la paix ou la guerre de l'avenir. C'est de ce berceau qu'il faut chasser les ténèbres. Faisons lever l'aurore dans l'enfance.
L'enfant, je le répète, c'est l'avenir. Ce sillon-là est généreux; il donne plus que l'épi pour le grain de blé. Déposez-y une étincelle, il vous rendra une gerbe de lumière.
Pauvres mères ! pensa-t-il. Il y a une chose plus triste que de voir ses enfants mourir; c'est de les voir mal vivre.
Il y a un dieu pour ces ivrognes qu'on appelle les amoureux.
Quand une femme vous parle, écoutez ce que disent ses yeux.
Le plus lourd fardeau, c'est d'exister sans vivre.
Il ne suffit pas de passer sa vie, il faut la gagner.
Et puis, chose bizarre, le premier symptôme de l'amour vrai chez un jeune homme, c'est la timidité ; chez une jeune fille, c'est la hardiesse.
Elle aimait avec d'autant plus de passion qu'elle aimait avec ignorance. Elle ne savait pas si cela est bon ou mauvais, utile ou dangereux, nécessaire ou mortel, éternel ou passager, permis ou prohibé ; elle aimait.
O l'amour d'une mère ! amour que nul n'oublie ! - Pain merveilleux qu'un dieu partage et multiplie ! - Table toujours servie au paternel foyer ! - Chacun en a sa part et tous l'ont tout entier !

Œuvres de Victor Hugo

A maman, Poème écrit le 27 septembre 1816.A propos de Shakespeare.Actes et Paroles (1875-1876)Actes et Paroles (1875-1876), Avant l'exilActes et Paroles (1875-1876), Avant l'exil, 2 mars 1848Actes et Paroles (1875-1876), III, XXII, Pour un soldat, février 1875Actes et Paroles (1875-1876), IV, Discours pour Voltaire, 30 mai 1878Actes et Paroles (1875-1876), Pendant l'exil, 24 février 1855Actes et paroles - Pendant l'exil (1875), 5 septembre 1870Amy RobsartAngelo, tyran de Padoue (1835)ApocrypheAprès l'hiverAristophaneAux membres du Congrès international pour l'avancement des sciences sociales, 22 septembre 1862.Aux élus de droite de la chambre des députés.Bug-Jargal (1826)Carnets, albums, journauxChoses vues (1849-1869)Choses vues (1849-1869), 1849