Les fautes des hommes, des femmes, des enfants, des serviteurs, des faibles, des indigents et des ignorants sont les fautes des maris, des pères, des maîtres, des forts, des riches et des savants.
C'est une chute, mais une chute sur les genoux, qui peut s'achever en prière. Etre un saint, c'est l'exception; être un juste, c'est la règle. Errez, défaillez, pêchez, mais soyez des justes.
Vrai ou faux, ce qu'on dit des hommes tient souvent autant de place dans leur vie et surtout dans leur destinée que ce qu'ils font.
C'est bien doux de faire une action juste, qui est désagréable à quelqu'un qu'on n'aime pas.
Quiconque a vécu solitaire sait à quel point le monologue est dans la nature. La parole intérieure démange. Haranguer l'espace est un éxutoire. Parler tout haut et tout seul, cela fait l'effet d'un dialogue avec le dieu qu'on a en soi.
Le monologue est la fumée des feux intérieurs de l'esprit.
Du reste l'expérience est diverse, et tourne bien ou mal selon les natures. Les bons mûrissent. Les mauvais pourrissent.
L'inconvénient des mots, c'est d'avoir plus de contour que les idées. Toutes les idées se mêlent par les bords; les mots, non. Un certain côté diffus de l'âme leur échappe toujours. L'expression a des frontières, la pensée n'en a pas.
La nature vient au secours de tous les abandons; là où tout manque, elle se redonne tout entière; elle refleurit et reverdit sur tous les écroulements; elle a le lierre pour les pierres et l'amour pour les hommes.
Nous n'avons souvent dans la mémoire qu'une couche d'oubli très mince, laquelle, dans l'occasion laisse tout à coup voir ce qui est dessous.
Le solitaire est un diminutif du sauvage, accepté par la civilisation. On est d' autant plus seul qu'on est errant.
On a de ces heures de dilatation où l'on dégorge le trop plein de son coeur.
Voyez-vous, un parfum éveille la pensée.
L'âme d'une fleur parle au coeur d'une femme.
Le suprême bonheur de la vie, c'est la conviction qu'on est aimé.
Il y a un spectacle plus grand que la mer, c'est le ciel ; il y a un spectacle plus grand que le ciel, c'est l'intérieur de l'âme.
Oh ! l'amour ! dit-elle ; et sa voix tremblait, et son oeil rayonnait. C'est être deux et n'être qu'un.
On a dit : l'erreur est humaine ; moi je dis : Terreur est amoureuse.
Donc vivez, par-dessus tout. Usez de votre moi pendant que vous le tenez.
Ce n'est rien de mourir; c'est affreux de ne plus vivre.
La pauvreté est une force. Qui n'est pas capable d'être pauvre n'est pas capable d'être libre.
Nous voyons le temps passé au télescope et le temps présent au microscope. De là les énormités apparentes du temps présent.
Les instincts sont les yeux mystérieux de l'âme.
Quelle est la plus haute faculté de l'âme? Est-ce que ce n'est pas le génie? Non, c'est la bonté.
L'âme a des illusions comme l'oiseau des plumes: c'est ce qui la soutient.
Œuvres de Victor Hugo
A maman, Poème écrit le 27 septembre 1816.A propos de Shakespeare.Actes et Paroles (1875-1876)Actes et Paroles (1875-1876), Avant l'exilActes et Paroles (1875-1876), Avant l'exil, 2 mars 1848Actes et Paroles (1875-1876), III, XXII, Pour un soldat, février 1875Actes et Paroles (1875-1876), IV, Discours pour Voltaire, 30 mai 1878Actes et Paroles (1875-1876), Pendant l'exil, 24 février 1855Actes et paroles - Pendant l'exil (1875), 5 septembre 1870Amy RobsartAngelo, tyran de Padoue (1835)ApocrypheAprès l'hiverAristophaneAux membres du Congrès international pour l'avancement des sciences sociales, 22 septembre 1862.Aux élus de droite de la chambre des députés.Bug-Jargal (1826)Carnets, albums, journauxChoses vues (1849-1869)Choses vues (1849-1869), 1849