Jeune fille, le sapin n'est pas beau, - N'est pas beau comme le peuplier, - Mais il garde son feuillage l'hiver. - Hélas ! à quoi bon dire cela ? - Ce qui n'est pas beau a tort d'être; - La beauté n'aime que la beauté, - Avril tourne le dos à janvier.
La beauté est parfaite, - La beauté peut tout, - La beauté est la seule chose qui n'existe pas à demi.
Le corbeau ne vole que le jour, - Le hibou ne vole que la nuit, - Le cygne vole la nuit et le jour.
Vous pouvez déchirer l'idée vous ne la détruirez jamais.
L'oeil de l'homme est une fenêtre par laquelle on voit les pensées qui vont et viennent dans sa tête.
L'expression a des frontières, la pensée n'en a pas.
Quelle sorcière qu'une jolie femme! Le vrai nom de l'amour, c'est captivité. On est fait prisonnier par l'âme d'une femme. Par sa chair aussi. Quelquefois plus encore par la chair que par l'âme. L'âme est l'amante; la chair est la maîtresse.
Je ne suis rien, je le sais, mais je compose mon rien avec un petit morceau de tout.
Chair de la femme, argile idéale, ô merveille!
Je n'entre qu'à moitié dans la guerre civile. Je veux bien y mourir, je ne veux pas y tuer.
Mettre tout en équilibre, c'est bien; mettre tout en harmonie, c'est mieux.
A l'heure, si sombre encore, de la civilisation où nous sommes, le misérable s'appelle l'homme; il agonise sous tous les climats, et il gémit dans toutes les langues.
Du fond de l'ombre où nous sommes et où vous êtes, vous ne voyez pas beaucoup plus distinctement que nous les radieuses et lointaines portes de l'éden. Seulement les prêtres se trompent. Ces portes saintes ne sont pas derrière nous, mais devant nous.
Ce livre, les Misérables, n'est pas moins que votre miroir que le nôtre. Certains hommes, certaines castes, se révoltent contre ce livre, je le comprends. Les miroirs, ces diseurs de vérité, sont haïs; cela ne les empêche pas d'être utiles.
Quant à moi, j'ai écrit pour tous, avec un profond amour pour mon pays, mais sans me préoccuper de la France plus que d'un autre peuple. A mesure que j'avance dans la vie je me simplifie, et je deviens de plus en plus patriote de l'humanité.
En somme, je fais ce que je peux, je souffre de la souffrance universelle, et je tâche de la soulager, je n'ai que les chétives forces d'un homme, et je crie à tous: aidez-moi.
Homère est un des génies qui résolvent ce beau problème de l'art, le plus beau de tous peut-être, la peinture vraie de l'humanité obtenue par le grandissement de l'homme, c'est-à-dire la génération du réel dans l'idéal.
Que l'avenir soit un orient au lieu d'être un couchant, c'est la consolation de l'homme.
Ce qu'on ne peut dire et ce qu'on ne peut taire, la musique l'exprime.
Les livres, pour répondre à l'élargissement croissant de la civilisation, doivent cesser d'être exclusivement français, italiens, allemands, espagnols, anglais, et devenir européens; je dis plus, humains.
Souffrons! c'est la loi sévère. Aimons! c'est la douce loi. Aimons! soyons deux!
L'amnistie était une mesure de puissance. C'était la porte de la clémence ouverte par la force.
O temps de rêverie, et de force, et de grâce! - Attendre tous les soirs une robe qui passe!
Quand du souffle d'en haut votre coeur est touché, - Votre coeur, comme un feu sous la cendre caché, - Soudain étincelle et s'enflamme.
Pleure comme Rachel, pleure comme Sara. - On a toujours souffert ou bien on souffrira. - Malheur aux insensés qui rient!
Œuvres de Victor Hugo
A maman, Poème écrit le 27 septembre 1816.A propos de Shakespeare.Actes et Paroles (1875-1876)Actes et Paroles (1875-1876), Avant l'exilActes et Paroles (1875-1876), Avant l'exil, 2 mars 1848Actes et Paroles (1875-1876), III, XXII, Pour un soldat, février 1875Actes et Paroles (1875-1876), IV, Discours pour Voltaire, 30 mai 1878Actes et Paroles (1875-1876), Pendant l'exil, 24 février 1855Actes et paroles - Pendant l'exil (1875), 5 septembre 1870Amy RobsartAngelo, tyran de Padoue (1835)ApocrypheAprès l'hiverAristophaneAux membres du Congrès international pour l'avancement des sciences sociales, 22 septembre 1862.Aux élus de droite de la chambre des députés.Bug-Jargal (1826)Carnets, albums, journauxChoses vues (1849-1869)Choses vues (1849-1869), 1849