Méfiance, l'homme est une créature malléable, il faut se méfier des hommes.
La conscience est une instance malade, inventée par des êtres morbides afin d'entraver l'action et de paralyser l'acteur.
Toutes les deux ou trois générations, lorsque la mémoire s'étiole et que les derniers témoins des massacres précédents disparaissent, la raison s'éclipse et des hommes reviennent propager le mal.
L'Histoire est le récit des contradictions humaines ; capitalisme et communisme font de l'individu un insecte, le premier l'exploite, le second l'asservit.
L'humanité est une morphologie qui n'a pas plus de but et de plan que l'orchidée ou le papillon
Il y a une croissance et une vieillesse des peuples et des langues, comme il y a des chênes, des pins et des fleurs, jeunes et vieux
Puissent-ils rester loin de nous , les songes et les chimères de la nuit .
N'est perdu que celui qui s'abandonne lui-même, sa fichue devise, sur ce point, au moins, il ne l'a pas trahi.
L'Histoire est le récit des contradictions humaines; capitalisme et communisme font de l'individu un insecte, le premier l'exploite , le second l'asservit. Seul le péronisme surpassera l'individualisme et le collectivisme. C'est un catéchisme simple et populaire qui offre un compromis inédit entre le corps et l'âme, le monastère et le supermarché
L'homme est un centaure mû par des désirs antinomiques et hostiles qui galope dans un nuage de poussière à la recherche du paradis.
Sache encore, Rolf, que la conscience est une instance malade, inventée par des êtres morbides afin d'entraver l'action et de paralyser l'acteur », dit Mengele.
Le dribble n'est pas né par hasard au Brésil. Les premiers joueurs noirs ont commencé à dribbler pour éviter les contacts avec les défenseurs blancs et éviter de se faire rosser sur la pelouse et à la fin des matchs. Il s'est développé sur les plages et les terrains vagues, avec une pelote de chaussettes ou une petite balle en caoutchouc. C'est un mouvement de hanche, similaire à celui des danseurs de Samba et des lutteurs de Capoeira, ludique, acrobatique, marque des plus grands solistes.
« Audace et joie » – la devise de Neymar. Le football est sublime, puéril, et s'il suscite tant d'émotions, il le doit au dribble brésilien : un art libre, joyeux, passionné, habité par les mots.
Au Brésil, quand on disserte sur le football , on voit toujours plus loin, plus grand, on exagère, on extrapole, on pense au monde et à l'humain dans toutes leurs démesures.
L'amour lui avait fait oublier son incapacité à être au monde et à affronter sereinement l'Incertitude, ce pas de danse au-dessus du volcan que chaque être est condamné à esquisser dès la naissance.
Le dribble est né au Brésil, quand les joueurs noirs devaient sauver leurs peaux
Le beau jeu brésilien est un football multicolore et flamboyant, où les attaquants jouent de la hanche comme des danseurs de samba et des lutteurs de capoeira. C'est un jeu fait de fulgurances et d'improvisations individuelles, un jeu irrévérencieux.
Par opposition au jeu européen, physique et géométrique, le jeu brésilien est intimement lié à la notion de jouissance.
Le dribble, c'est l'art d'éliminer, de tromper, de se jouer de l'adversaire. C'est un geste infantile et en même temps très sensuel où les passements de jambes font office de préliminaires.
À nation métisse, football fanfare. Le dribble est le reflet de l'ethos afro-brésilien, le reflet de deux traits de caractère: le goût du prestige personnel et plus encore la malandrade, c'est à dire la roublardise.
Le vieil héritage ibérique du Brésil lui a donné la culture du beau geste et du panache. Ce qui compte pour les Brésiliens, c'est le talent, comme si un grand footballeur ne peut être qu'un surdoué, un joueur facile, un génie du dribble.
Les premiers dribleurs flamboyants étaient des descendants d'esclaves, des «malandros». Leur corps a longtemps été leur seule propriété. Et déstabiliser l'autre sans commettre de crime, sans user de la force, était pour eux la seule manière de survivre, sur un terrain de foot comme dans la vie. Le malandro, moitié voyou, moitié dandy, ne peut compter que sur sa roublardise. Au-delà du foot, on dit de lui que c'est un dribbleur social.
Les liens entre musique, danse et football sont très étroits au Brésil. Dans la samba comme dans le football, les mouvements des corps sont totalement spontanés.
Et même si vous n'aimez pas le foot ou la musique, vous ne pouvez qu'être séduit par un beau dribble ou la guitare de Baden Powell.
Il y a dans le dribble quelque chose de très beau, un esthétisme fou, mais il y aussi une vraie violence. Le dribble est à l'image du Brésil. Comme la société où il a émergé, c'est un geste sans cesse sur le point de rupture.
Œuvres de Olivier Guez