Il y a dans le dribble quelque chose de très beau, un esthétisme fou, mais il y aussi une vraie violence. Le dribble est à l'image du Brésil. Comme la société où il a émergé, c'est un geste sans cesse sur le point de rupture.

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Le Brésil s'est converti aux schémas tactiques européens. Avec la mondialisation du foot, de nombreux joueurs brésiliens sont partis jouer en Europe, où ils ont musclé leur jeu. Le résultat a été une catastrophe lors de la coupe du monde 1990 mais a porté ses fruits en 1994. L'équipe championne du monde a pratiqué cette année là un jeu peu flamboyant mais avec succès.
La conscience est une instance malade, inventée par des êtres morbides afin d'entraver l'action et de paralyser l'acteur.
Au Brésil, quand on disserte sur le football , on voit toujours plus loin, plus grand, on exagère, on extrapole, on pense au monde et à l'humain dans toutes leurs démesures.
Sache encore, Rolf, que la conscience est une instance malade, inventée par des êtres morbides afin d'entraver l'action et de paralyser l'acteur », dit Mengele.
Méfiance, l'homme est une créature malléable, il faut se méfier des hommes.
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Le dribble est né au Brésil, quand les joueurs noirs devaient sauver leurs peaux
Le beau jeu brésilien est un football multicolore et flamboyant, où les attaquants jouent de la hanche comme des danseurs de samba et des lutteurs de capoeira. C'est un jeu fait de fulgurances et d'improvisations individuelles, un jeu irrévérencieux.
Par opposition au jeu européen, physique et géométrique, le jeu brésilien est intimement lié à la notion de jouissance.
Le dribble, c'est l'art d'éliminer, de tromper, de se jouer de l'adversaire. C'est un geste infantile et en même temps très sensuel où les passements de jambes font office de préliminaires.
À nation métisse, football fanfare. Le dribble est le reflet de l'ethos afro-brésilien, le reflet de deux traits de caractère: le goût du prestige personnel et plus encore la malandrade, c'est à dire la roublardise.