À Rio, vous pouvez rester des après-midi à regarder des gens jouer sur la plage. C'est un spectacle formidable.
❧
À nation métisse, football fanfare. Le dribble est le reflet de l'ethos afro-brésilien, le reflet de deux traits de caractère: le goût du prestige personnel et plus encore la malandrade, c'est à dire la roublardise.
◆
À lire aussi de Olivier Guez
N'est perdu que celui qui s'abandonne lui-même, sa fichue devise, sur ce point, au moins, il ne l'a pas trahi.
Puissent-ils rester loin de nous , les songes et les chimères de la nuit .
L'humanité est une morphologie qui n'a pas plus de but et de plan que l'orchidée ou le papillon
Le dribble, c'est l'art d'éliminer, de tromper, de se jouer de l'adversaire. C'est un geste infantile et en même temps très sensuel où les passements de jambes font office de préliminaires.
Dans la même œuvre
Le dribble est né au Brésil, quand les joueurs noirs devaient sauver leurs peaux
Le beau jeu brésilien est un football multicolore et flamboyant, où les attaquants jouent de la hanche comme des danseurs de samba et des lutteurs de capoeira. C'est un jeu fait de fulgurances et d'improvisations individuelles, un jeu irrévérencieux.
Par opposition au jeu européen, physique et géométrique, le jeu brésilien est intimement lié à la notion de jouissance.
Le dribble, c'est l'art d'éliminer, de tromper, de se jouer de l'adversaire. C'est un geste infantile et en même temps très sensuel où les passements de jambes font office de préliminaires.
Le vieil héritage ibérique du Brésil lui a donné la culture du beau geste et du panache. Ce qui compte pour les Brésiliens, c'est le talent, comme si un grand footballeur ne peut être qu'un surdoué, un joueur facile, un génie du dribble.