Le dribble n'est pas né par hasard au Brésil. Les premiers joueurs noirs ont commencé à dribbler pour éviter les contacts avec les défenseurs blancs et éviter de se faire rosser sur la pelouse et à la fin des matchs. Il s'est développé sur les plages et les terrains vagues, avec une pelote de chaussettes ou une petite balle en caoutchouc. C'est un mouvement de hanche, similaire à celui des danseurs de Samba et des lutteurs de Capoeira, ludique, acrobatique, marque des plus grands solistes.

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Le dribble, c'est l'art d'éliminer, de tromper, de se jouer de l'adversaire. C'est un geste infantile et en même temps très sensuel où les passements de jambes font office de préliminaires.
N'est perdu que celui qui s'abandonne lui-même, sa fichue devise, sur ce point, au moins, il ne l'a pas trahi.
Les liens entre musique, danse et football sont très étroits au Brésil. Dans la samba comme dans le football, les mouvements des corps sont totalement spontanés.
L'humanité est une morphologie qui n'a pas plus de but et de plan que l'orchidée ou le papillon
La conscience est une instance malade, inventée par des êtres morbides afin d'entraver l'action et de paralyser l'acteur.
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« Audace et joie » – la devise de Neymar. Le football est sublime, puéril, et s'il suscite tant d'émotions, il le doit au dribble brésilien : un art libre, joyeux, passionné, habité par les mots.
Au Brésil, quand on disserte sur le football , on voit toujours plus loin, plus grand, on exagère, on extrapole, on pense au monde et à l'humain dans toutes leurs démesures.