Douze ans sont écoulés depuis le jour fatal - Qu'un libraire, imprimant les essais de ma plume, - Donna, pour mon malheur, un trop heureux volume.
Auteur
Nicolas Boileau-Despréaux
266 citations · citations de Nicolas Boileau-Despréaux sur Dicocitations ↗
· biographie ↗
Je songe à me connaître, et me cherche en moi-même: - C'est là l'unique étude où je veux m'attacher.
Soyez simple avec art, - Sublime sans orgueil, agréable sans fard.
Son coeur, toujours flottant entre mille embarras, - Ne sait ni ce qu'il veut ni ce qu'il ne veut pas.
Hâtons-nous; le temps fuit et nous traîne avec soi: - Le moment où je parle est déjà loin de moi.
Que toujours, dans vos vers le sens coupant les mots, - Suspende l'hémistiche, en marque le repos.
Gardez qu'une voyelle à courir trop hâtée - Ne soit d'une voyelle en son chemin heurtée.
Ma pensée au grand jour partout s'offre et s'expose; - Et mon vers, bien ou mal, dit toujours quelque chose.
L'ignorance est toujours prête à s'admirer.
Le madrigal, plus simple et plus noble en son tour, - Respire la douceur, la tendresse et l'amour.
Voilà l'homme en effet. Il va du blanc au noir: Il condamne au matin ses sentiments du soir.
Une merveille absurde, est pour moi sans appas: - L'esprit n'est point ému de ce qu'il ne croit pas.
Des siècles, des pays, étudiez les moeurs: - Les climats font souvent les diverses humeurs.
Quoi que vous écriviez, évitez la bassesse: - Le style le moins noble a pourtant sa noblesse.
La rime, au bout des mots assemblés sans mesure, - Tenait lieu d'ornements, de nombre et de césure.
Selon que notre idée est plus ou moins obscure, - L'expression la suit, ou moins nette, ou plus pure.
Hormis toi, tout chez toi rencontre un doux accueil: - L'un est payé d'un mot, et l'autre d'un coup-d'oeil. - Ce n'est que pour toi seul qu'elle est fière et chagrine: - Aux autres elle est douce, agréable, badine.
C'est ainsi qu'une femme en doux amusements - Sait du temps qui s'envole employer les moments.
Un sonnet sans défauts vaut seul un long poème, - Mais en vain mille auteurs y pensent arriver; - Et cet heureux phénix est encore à trouver.
L'homme, en ses passions toujours errant sans guide, - A besoin qu'on lui mette et le mors et la bride.
Quatre boeufs attelés, d'un pas tranquille et lent, - Promenaient dans Paris le monarque indolent.
Tout lui plaît et déplaît, tout le choque et l'oblige. Sans raison il est gai, sans raison il s'afflige.
Du moindre sens impur, la liberté l'outrage, - Si la pudeur des mots n'en adoucit l'image.
L'or même à la laideur donne un teint de beauté: - Mais tout devient affreux avec la pauvreté.
Mais qui m'assurera qu'en ce long cercle d'ans, - A leurs fameux époux vos aïeules fidèles, - Aux douceurs des galants furent toujours rebelles?
Œuvres de Nicolas Boileau-Despréaux
A Louis XIV qui lui montrait des poèmes qu'il venait d'écrire.Art poétiqueChanson A Boire I, Poésie de Nicolas BoileauDiscours au roiEpigramme sur Claude PerraultEpigrammes, 1687Epigrammes, Après la représentation d'Attila de Corneille.Epître IX à M. le marquis de SeignelayEpîtres (1669-1695)Epîtres (1669-1695), IIIEpîtres (1669-1695), IV, Au roiEpîtres (1669-1695), IXEpîtres (1669-1695), IX, A M. le marquis de SeignelayEpîtres (1669-1695), IX, au marquis de SeignelayEpîtres (1669-1695), VEpîtres (1669-1695), V, A M. de GuilleraguesEpîtres (1669-1695), VIEpîtres (1669-1695), VII, A M. RacineEpîtres (1669-1695), VII, à M. Jean RacineEpîtres (1669-1695), VIII