Aucun homme ne doit quoi que ce soit à une femme. Le malheur du monde vient justement de ce malentendu.
Auteur
Mohammed Moulessehoul, dit Yasmina Khadra
Dans le doute ambiant, lorsque la raison et le tort se neutralisent, la peur devient la forme la plus exacerbée de la reddition.
On ne dérange pas une femme qui pleure ; on s'en instruit.
Seuls les déracinés voyagent un jour de réveillon.
L'homme n'est que maladresse et méprise, erreur de calcul et fausse manoeuvre, témérité inconsidérée et objet d'échec quand il croit avancer vers son destin en disqualifiant la femme... Certes, la femme n'est pas tout, mais tout repose sur elle...
Ma mère me disait que les dieux ne sont grands que parce que nous les regardons d'en bas.
Chez les femmes, ça se passe dans la tête. Elles ne sont prêtes que lorsque tout est rangé dans leur esprit. Elles sont maîtresses de leurs émotions.
Il arrive que l'on pardonne la faute, jamais la différence.
Si l'authenticité repose sur du concret, la fausseté saura exactement quand lui emprunter cette touche de vraisemblance qui, conjuguée au bénéfice du doute, la rendra plus crédible.
Celui qui t'a dit qu'un homme ne doit pas pleurer ignore ce qu'un homme veut dire.
Si tu veux pleurer, pleure si tu veux espérer prie, mais de grâce, ne cherche pas de coupable là où tu ne trouves pas de sens à ta douleur.
Tout compte fait, je crois que mon tort était de n'avoir pas eu le courage de mes convictions.
Je n'ai pas besoin de chars ni d'avions, ni de bataillons chevronnés, monsieur le directeur. Donnez-moi une machine à écrire, une rame de papier et je conquerrai le monde.
Il a fait pas mal de guerres, de la Normandie à Dien Bien Phu, de Guernica aux Djudjuras, et il ne comprend toujours pas pourquoi les hommes préfèrent se faire péter la gueule, quand de simples cuites suffisent à les rapprocher.
Quand on passe ses nuits à veiller des condamnés à mort et ses jours à les livrer au bourreau, on n'attend plus grand chose du temps vacant.
La vie est faite de hauts et de bas, et personne ne saurait en situer le juste milieu.
Il était grand et large comme un panneau de réclame, le visage cuivré, la mâchoire carrée, le nez si aplati qu'on aurait pu repasser une chemise dessus.
Mais comme dit le proverbe ancestral, si tu fermes ta porte aux cris de ton voisin, ils te parviendront par la fenêtre.
Ceci est un rappel de l'ordre. Nous mourrons tous un jour. Ce que nous croyons posséder n'est qu'illusion. Nous ne sommes que les maillons éphémères d'une chaîne que traîne à ses pieds un fantôme nommé temps qui court à l'infini droit sur le néant.
Né au coeur des champs, je retrouvais un à un mes repères d'antan, l'odeur des labours et le silence des tertres. Je renaissais dans ma peau de paysan, heureux de constater que mes habits de citadin n'avaient pas dénaturé mon âme.
Lorsqu'on ne trouve pas un sens à son malheur, on lui cherche un coupable...
Aucune force ne peut retenir un enfant qui court retrouver sa famille.
On peut tout savoir sur la vie et sur les hommes, mais que sait-on vraiment sur soi ?
Ce n'était pas une vie on existait, et c'est tout.
Avec le temps, on finit par ne plus prêter attention aux choses comme il se doit.
Œuvres de Mohammed Moulessehoul, dit Yasmina Khadra
A quoi rêvent les loups (1999)Ce que le jour doit à la nuit (2008)Cousine K (2003)Interview au magazine littéraire Mille-feuilles, RTBF TV, 23 septembre 2008.Journal de Saône-et-Loire, août 2013L'Attentat (2005)L'Ecrivain (2001)L'Equation africaine (2011)L'Imposture des mots (2002)L'Olympe des infortunes (2010)La Part du mort (2004)Les Anges meurent de nos blessures (2013)Les Hirondelles de Kaboul (2002)Les Sirènes de Bagdad (2006)Les chants cannibales (2012)Morituri (1997)Qu'attendent les singes (2014)