Il faut toujours regarder la mer. C'est un miroir qui ne sait pas nous mentir.
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Celui qui t'a dit qu'un homme ne doit pas pleurer ignore ce qu'un homme veut dire.
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À lire aussi de Mohammed Moulessehoul, dit Yasmina Khadra
C'est bien d'être à cheval sur les principes, mais il faut savoir mettre pied à terre de temps en temps.
Je voudrais tant de choses futiles et laides, tant d'invisibilité aussi, tant d'océans entre moi et le charnier qui gangrène le sol sous mes pieds, mais mes exigences ne sont que l'expression de mon refus de regarder la réalité en face : les hommes sont ce que la nature a engendré de pire et de meilleur ; les uns meurent pour un idéal, d'autres pour des prunes ; certains périssent de leur générosité, d'autres de leur ingratitude ; ils s'entredéchirent pour les mêmes raisons, chacun dans son camp, et dans cette ignoble mise en scène, l'ironie du sort joue aux bons auspices jusqu'à réconcilier, dans une même fosse putride, l'éclairé et l'enténébré, le vertueux et le pervers, le martyr et le tortionnaire rendus à la mort éternelle comme des siamois au ventre de leur mère.
Ceci est un rappel de l'ordre. Nous mourrons tous un jour. Ce que nous croyons posséder n'est qu'illusion. Nous ne sommes que les maillons éphémères d'une chaîne que traîne à ses pieds un fantôme nommé temps qui court à l'infini droit sur le néant.
Il te restera toujours tes rêves pour réinventer le monde que l'on t'a confisqué
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Mais un attentat reste un attentat. A l'usure, on peut le gérer techniquement mais pas humainement. L'émoi et l'effroi ne font pas bon ménage avec le sang-froid. Lorsque l'horreur frappe, c'est toujours le coeur qu'elle vise en premier.
Il te restera toujours tes rêves pour réinventer le monde que l'on t'a confisqué
Il faut toujours regarder la mer. C'est un miroir qui ne sait pas nous mentir.
On peut tout te prendre; tes biens, tes plus belles années, l'ensemble de tes joies, et l'ensemble de tes mérites, jusqu'à ta dernière chemise il te restera toujours tes rêves pour réinventer le monde que l'on t'a confisqué.
Tout le malheur des hommes vient de ce malentendu: ce que Dieu te prête tu dois savoir le rendre. Aucune chose sur terre ne t'appartient vraiment. Ni ta patrie dont tu parles ni la tombe qui te fera poussière parmi la poussière.