A force de gémir, nous avons perdu la notion des quiétudes. Brusquement, l'accalmie nous épouvante et nous doutons de tout ce qui ne nous menace pas.
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Tout le malheur des hommes vient de ce malentendu: ce que Dieu te prête tu dois savoir le rendre. Aucune chose sur terre ne t'appartient vraiment. Ni ta patrie dont tu parles ni la tombe qui te fera poussière parmi la poussière.
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Elle ne représente pas grand-chose en dehors de ce que tu représentes pour elle. Ce n'est qu'une subalterne. De plus, aucun homme ne doit quoi que ce soit à une femme. Le malheur du monde vient justement de ce malentendu.
Le monde est géré par la Finance pour laquelle la paix est un chômage technique.
Le monde est devenu daltonien. Pour les uns comme pour les autres, ou tout est noir ou tout est blanc, et aucun ne daigne faire la part des choses.
Une brute reste une brute, même avec le sourire ; c'est dans le regard que l'âme décline sa vraie nature.
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Mais un attentat reste un attentat. A l'usure, on peut le gérer techniquement mais pas humainement. L'émoi et l'effroi ne font pas bon ménage avec le sang-froid. Lorsque l'horreur frappe, c'est toujours le coeur qu'elle vise en premier.
Il te restera toujours tes rêves pour réinventer le monde que l'on t'a confisqué
Il faut toujours regarder la mer. C'est un miroir qui ne sait pas nous mentir.
On peut tout te prendre; tes biens, tes plus belles années, l'ensemble de tes joies, et l'ensemble de tes mérites, jusqu'à ta dernière chemise il te restera toujours tes rêves pour réinventer le monde que l'on t'a confisqué.
Il est des matins qui se lèvent sur d'autres nuits.