Auteur

Mohammed Moulessehoul, dit Yasmina Khadra

La musique est le véritable souffle de la vie. On mange pour ne pas mourir de faim. On chante pour s'entendre vivre.
Une inspiration, c'est comme le fer, il faut la battre tant qu'elle est encore chaude.
L'amour est fait de hasard et de chance. A une bretelle de la vie, il est là, offrande sur le chemin. S'il est sincère, il se bonifie avec le temps. Et s'il ne dure pas, c'est que l'on s'est trompé de mode d'emploi.
La musique est l'unique talent que Dieu envie aux hommes.
L'amour est une délicieuse invraisemblance, un formidable chamboulement ; c'est un désastre merveilleux.
L'amour est le privilège des nantis. Les crève-la-faim n'y ont pas accès. Leur monde est trop sordide pour seoir au rêve ; leur idylle est une imposture.
Avec une actrice on ne sait jamais quand elle est sincère et quand elle joue la comédie.
Le rêve est le tuteur du pauvre, et son pourfendeur. Il nous tient par la main, puis il nous tient dans la sienne pour nous larguer quand il veut après nous avoir baladés à sa guise à travers mille promesses.
Il n'y a qu'un seul choix qui compte : celui de faire ce qui nous tient à coeur. Tous les autres ne sont que défections.
L'amour est fait de rêve et de générosité, il ne sait pas se débrouiller avec la mouscaille.
On mange pour ne pas mourir de faim. On chante pour s'entendre vivre.
Les yeux peuvent mentir, pas le regard.
Tout le malheur des hommes vient de ce malentendu : ce que Dieu te prête, tu dois savoir le rendre. Aucune chose, sur terre, ne t'appartient vraiment. Ni la patrie dont tu parles ni la tombe qui te fera poussière parmi la poussière.
Je n'ai pas eu la chance d'évoluer dans un pays où l'on peut écrire, chanter et créer en toute liberté. Dans le mien, une censure traquait mes coquilles et mes hardiesses, prête à sévir à la moindre allusion suspecte.
Ca a toujours été ainsi : quand on ne trouve pas de solution à son malheur, on lui cherche un coupable.
La richesse d'un homme n'est pas ce qu'il possède, mais ce qu'il laisse derrière lui.
Là où l'amour sème, on récolte sans compter car tout redevient possible lorsque le coeur et la raison fusionnent.
Si tu veux t'élever dans la hiérarchie des hommes, saute sur la première marche qui se présente.
A force de gémir, nous avons perdu la notion des quiétudes. Brusquement, l'accalmie nous épouvante et nous doutons de tout ce qui ne nous menace pas.
Une brute reste une brute, même avec le sourire ; c'est dans le regard que l'âme décline sa vraie nature.
La vie d'un homme vaut beaucoup plus qu'un sacrifice, aussi suprême soit-il. Car la plus grande, la plus juste, la plus noble des causes sur terre est le droit à la vie.
Je ne comprendrai jamais pourquoi les survivants d'un drame se sentent obligés de faire croire qu'ils sont plus à plaindre que ceux qui y ont laissé leur peau.
Garde tes peines pour toi, elles sont tout ce qu'il te reste lorsque tu as tout perdu.
L'intégriste rêve d'une ouma une et indivisible qui s'étendrait de l'Indonésie au Maroc pour, à défaut de convertir l'Occident à l'Islam, l'assujettir ou le détruire.
C'est aussi simple que cela. La vie est faite de hauts et de bas, et personne ne saurait en situer le juste milieu.

Œuvres de Mohammed Moulessehoul, dit Yasmina Khadra

A quoi rêvent les loups (1999)Ce que le jour doit à la nuit (2008)Cousine K (2003)Interview au magazine littéraire Mille-feuilles, RTBF TV, 23 septembre 2008.Journal de Saône-et-Loire, août 2013L'Attentat (2005)L'Ecrivain (2001)L'Equation africaine (2011)L'Imposture des mots (2002)L'Olympe des infortunes (2010)La Part du mort (2004)Les Anges meurent de nos blessures (2013)Les Hirondelles de Kaboul (2002)Les Sirènes de Bagdad (2006)Les chants cannibales (2012)Morituri (1997)Qu'attendent les singes (2014)