Si tu veux t'élever dans la hiérarchie des hommes, saute sur la première marche qui se présente.

À lire aussi de Mohammed Moulessehoul, dit Yasmina Khadra

Le malheur est un cul-de-sac. Il mène droit dans le mur. Si tu veux t'en sortir, rebrousse chemin à reculons. De cette façon, tu croiras que c'est lui qui s'éloigne pendant que tu lui fais face.
La littérature m'a appris que la vérité ne se négocie pas. Si je n'ai jamais mangé à ma faim, c'est parce que je ne mange pas à tous les râteliers.
L'Africain sait que sa vie est son bien le plus précieux. Le chagrin, les joies, la maladie ne sont que pédagogie. L'Africain prend les choses comme elles viennent sans leur accorder plus d'opportunité qu'elles ne le méritent.
Le rêve est le tuteur du pauvre, et son pourfendeur. Il nous tient par la main, puis il nous tient dans la sienne pour nous larguer quand il veut après nous avoir baladés à sa guise à travers mille promesses.
Ca s'invente comment, l'amour, tiens ? A partir de quelle recette ?
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Ce n'est pas le peuple qui est ingrat, ou inculte. C'est le système qui fait tout pour l'éloigner de la noblesse des êtres et des choses. Il lui apprend à ne se reconnaître que dans la médiocrité tous azimuts.
Une mère est comme un enfant, elle a besoin de toucher pour en avoir le coeur net.
La pauvreté ne consiste pas à manquer d'argent, mais de repères.
Dans un pays où d'éminents universitaires se changeaient volontiers en marchands de brochettes pour joindre les deux bouts, l'idée de détenir des diplômes ne m'emballait aucunement.