Auteur

Mohammed Moulessehoul, dit Yasmina Khadra

La femme est amour. Et l'amour est la plus belle tuile qui puisse tomber sur quelqu'un. Avant l'amour, y a pas grand-chose. Après l'amour, il reste plus rien.
En Algérie, les génies ne brillent pas, ils brûlent. Lorsqu'ils échappent à l'autodafé, ils finissent sur le bûcher. Si par mégarde, on les met sous les feux de la rampe, c'est pour mieux éclairer les snippers.
Qu'est-ce qu'un vieillard sinon un enfant qui a pris de l'âge et du ventre...
Seul l'amour est capable de nous venger des coups bas de la vie.
La sincérité n'a pas de talent ni de raffinement ; et si elle n'a pas l'élégance des flatteries, elle a au moins le mérite de ses convictions.
Le pouvoir est une effroyable sorcellerie, une possession démoniaque, une folie à l'état pur. Une fois contaminé, vous ne pouvez plus vous en défaire. C'est tellement enivrant.
Ca s'invente comment, l'amour, tiens ? A partir de quelle recette ?
Il n'est pire folie que de se croire le nombril du monde.
Aucun bonheur n'est entier s'il n'est pas partagé.
Le silence est le plus cruel support de la panique ; il fait du doute une hantise, de l'obscurité une claustrophobie.
Qu'est-ce qu'un ange sans sa harpe sinon un démon triste et nu, et que serait pour lui le paradis hormis un exil plein d'ennui ?
La musique est la preuve que nous sommes capables de continuer d'aimer malgré tout, de partager la même émotion, d'être nous-mêmes une émotion fabuleuse, saine, belle comme une rêverie jaillissant au coeur de la nuit.
Un attentat reste un attentat. A l'usure, on peut le gérer techniquement, pas humainement. L'émoi et l'effroi ne font pas bon ménage avec le sang-froid. Lorsque l'horreur frappe, c'est toujours le coeur qu'elle vise en premier.
Lorsque l'horreur frappe, c'est toujours le coeur qu'elle vise en premier.
La chance, c'est comme la jeunesse. Chacun y a sa part. Certains la saisissent au vol, d'autres la laissent filer entre leurs doigts, et d'autres l'attendent encore alors qu'elle est loin derrière eux...
J'étais loin de me douter que les âmes charitables, lorsqu'elles interviennent pour vous sauver la peau, ce n'est pas forcément pour vous en laisser un bout sur le dos.
Nous ne sommes que les maillons éphémères d'une chaîne que traîne à ses pieds un fantôme nommé Temps qui court à l'infini droit sur le néant.
La vie sourit toujours à celui qui sait lui rendre la monnaie de sa pièce.
S'il y avait une morale à l'existence, elle se résumerait ainsi : nous ne sommes que des souvenirs ! Un matin, on est là ; un soir, on n'est plus.
Le monde est devenu daltonien. Pour les uns comme pour les autres, ou tout est noir ou tout est blanc, et aucun ne daigne faire la part des choses.
Ah ! l'Homme, ce prodige réfractaire à ses chances et fasciné par l'échafaud de ses vanités, sans cesse écartelé entre ce qu'il croit être et ce qu'il voudrait être, oubliant que la plus simple façon d'exister est de demeurer soi-même, tout simplement.
Souvent, ce sont ceux qui ont triomphé du malheur qui sont les moins prédisposés à l'affronter une deuxième fois.
Les belles années sont celles que l'on partage avec les gens qu'on aime.
Aucune race n'est supérieure à l'autre. Depuis la préhistoire, c'est toujours le rapport de force qui décide de qui est le maître et de qui est le sujet.
On ne se rend pas coupable du tort que l'on nous fait, mais seulement du tort que nous faisons.

Œuvres de Mohammed Moulessehoul, dit Yasmina Khadra

A quoi rêvent les loups (1999)Ce que le jour doit à la nuit (2008)Cousine K (2003)Interview au magazine littéraire Mille-feuilles, RTBF TV, 23 septembre 2008.Journal de Saône-et-Loire, août 2013L'Attentat (2005)L'Ecrivain (2001)L'Equation africaine (2011)L'Imposture des mots (2002)L'Olympe des infortunes (2010)La Part du mort (2004)Les Anges meurent de nos blessures (2013)Les Hirondelles de Kaboul (2002)Les Sirènes de Bagdad (2006)Les chants cannibales (2012)Morituri (1997)Qu'attendent les singes (2014)