Auteur

Jules Laforgue

Son mari m'a fermé sa maison, digue dondaine, digue dondon.
Oh! la vie est trop triste, incurablement triste! - Aux fêtes d'ici-bas j'ai toujours sangloté: - «Vanité, vanité, tout n'est que vanité!» - - Puis je songeais: où sont les cendres du Psalmiste?
Hurler avec les loups, aimer nos demoiselles, - Serrer ces mains sauçant dans de vagues vaisselles !
Sais-tu bien, folle pure, où sans châle tu vas ? - Passant oublié des yeux gais, j'aime là-bas...
Dis, veux-tu te vêtir de mon Etre éperdu ?
Le vent jusqu'au matin n'a pas décoléré. Oh ! Ces quintes de toux d'un chaos bien posthume.
Quand t'ai-je fécondée à jamais ? Oh ! ce dut être un spasme intéressant ! Mais quel fut mon but ?
Ma complainte n'a pas eu de commencement, - Que je sache, et n'aura nulle fin autrement, - Je serais l'anachronisme absolu. Pullule - Donc, azur possédé du mètre et du pendule !

Œuvres de Jules Laforgue

Derniers Vers de Laforgue (1890), DimanchesL'Imitation de Notre-Dame la Lune (1886)L'Imitation de Notre-Dame la Lune (1886), Clair de luneL'Imitation de Notre-Dame la Lune (1886), EtatsL'Imitation de Notre-Dame la Lune (1886), Locutions des Pierrots, XIIL'Imitation de Notre-Dame la Lune (1886), Nobles et touchantes divagations sous la luneL'Imitation de Notre-Dame la Lune (1886), XVILa CigaretteLe Concile féerique (1886)Le Sanglot de la terre (1901), Soir de CarnavalLes Complaintes (1885)Les Complaintes (1885), Complainte d'un certain dimancheLes Complaintes (1885), Complainte des formalités nuptialesLes Complaintes (1885), Complainte des voix sous le figuier bouddhiqueLes Complaintes (1885), Complainte du pauvre chevalier-errantLes Complaintes (1885), Complainte sur certains ennuisLes Moralités légendaires (1887)Mélanges posthumesPoèmes posthumes, Farce éphémèrePoèmes posthumes, Marche funèbre pour la mort de la Terre