Auteur

Jean-Pierre Marielle

Un air qui n'évoque rien, aucune image, n'apporte aucune vision, ne me sert à rien. En quelques minutes, une mélodie peut vous offrir un film, un tableau, un roman, oblitérer le quotidien, suggérer une autre vie.
L'esprit du vêtement c'est toujours de l'ordre du détail, mais un détail qui vous rend complet, si j'ose dire.
Certains trouvent que j'ai une tête d'acteur. Moi pas. J'ai une tête de rien. Au fond, c'est peut-être le mieux pour être comédien, avoir une tête de rien pour tout jouer.
On le sait peu, mais je siffle très bien. Si je n'avais pas été comédien, j'aurais probablement fait clochard siffleur.
Je hais les optimistes et la religion du positivisme qui compte tant d'adeptes. J'aime les désespérés, les hommes perdus, les orphelins.
Je peux me perdre des heures entières dans une strophe de Baudelaire, y nager inlassablement. Si nous sommes tous nostalgiques du ventre maternel, eh bien, j'ai retrouvé ce confort originel dans les poèmes.
Lorsqu'on tourne un navet, on pense à la viande que l'on pourra acheter avec le cachet. Et ça passe bien, je n'ai pas l'estomac délicat.
Les gens qui vont bien, le proclament fièrement sans cesse, me désolent. Je ne peux leur accorder ma confiance : ils ont trop à perdre pour être fidèles et honnêtes.
Ne jamais faire d'effort, ou le moins possible, ne m'a pas empêché d'arriver là où je suis (où ? Je n'en sais rien, mais j'y suis bien).
L'esprit du vêtement c'est toujours de l'ordre du détail,mais un détail qui vous rend complet,si j'ose dire.
J'aime autant être seul que rencontrer des gens, ce qui est assez paradoxal à moins d'avoir une schizophrénie en floraison incessante. Je prends beaucoup de plaisir à la conversation et n'aime rien tant qu'on me foute la paix : je suis un misanthrope mondain, un solitaire bavard.
Je n'ai pas le sentiment d'avoir fait une carrière,mais des rencontres.
Le danger, une fois la réputation assise, c'est qu'elle ne se relève pas.Se satisfaire de son sort est la pire complaisance.Autant rester debout, ou, tant qu'à faire, allongé.
Ma nostalgie est sereine, elle charrie plus de diamants que de barbelés rouillés.
J'ai aimé jouer des personnages caricaturaux : il est plus simple d'ajouter des couches d'habits à sa personnalité plutôt que de la déshabiller d'emblée.
La communication silencieuse est un idéal.
Je renais… Je revis… Oh nom de Dieu de bordel de merde… - - Film « Les galettes de Pont Aven » (1975)
C'est un beau petit morceau, hein… elle vaut bien son coup de chevrotine. - - Film « Comme La Lune » (1977)
Qu'est-ce que vous allez y foutre rue Gustave Flaubert ? - \r\n- Ça ne vous regarde pas Monsieur… - \r\n\r\n- Alors ne m'emmerdez pas, c'est tout ce que je vous demande ! - \r\n\r\n- Vous pourriez être aimable.. - \r\n\r\n- Et en quel honneur ? \r\n\r\n - - Film « Calmos » (1976)\r\n
Haha… dis donc, t'es vraiment bien bidochée ! On dirait une Cadillac. - - Film « Comme La Lune » (1977)
Oui, mais Lucien, est-ce que savoir rien foutre, ça suffit comme but dans la vie ?… Est-ce que ça suffit à vous excuser ?
Voiture ritale, tête de faux-derche, attitude lèche-cul : c'est le metteur en scène. - - Film « Les Grands Ducs » (1996)
Qu'il s'agisse de rasoirs, de clés de voiture ou de femmes, j'ai tout en double. - - Film « Comment réussir quand on est con et pleurnichard » (1974)
C'est fascinant, la connerie d'un mec amoureux… - - Film « Les Acteurs » (2000)
Regarde-moi cette couleur ! C'est ni jaune citron, ni jaune safran… C'est jaune morlingue, jaune blé, quoi !

Œuvres de Jean-Pierre Marielle

AFP le 23 mars 2012Dans l'émission Apostrophe présentée par Bernard Pivot le 14 Janvier 1994Interview Le Figaro Magazine en 2010Interview RTL, le 24/04/2013 dans A La Bonne HeureInterview au Parisien en 2014.Le Grand n'importe quoiLe grand n'importe quoi (2010)Passion Classique de Radio Classique le 16 septembre 2010Répliques cultes de Jean-Pierre Marielleinterview croisée avec sa femme, accordée à Paris Match en 2014