Les récompenses, ça ne m'intéresse pas. La seule récompense, c'est quand le public passe un bon moment.
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J'aime autant être seul que rencontrer des gens, ce qui est assez paradoxal à moins d'avoir une schizophrénie en floraison incessante. Je prends beaucoup de plaisir à la conversation et n'aime rien tant qu'on me foute la paix : je suis un misanthrope mondain, un solitaire bavard.
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À lire aussi de Jean-Pierre Marielle
Qu'il s'agisse de rasoirs, de clés de voiture ou de femmes, j'ai tout en double. - - Film « Comment réussir quand on est con et pleurnichard » (1974)
Les César? J'en ai rien à foutre, je ne suis pas un acteur de tombola. L'important, c'est devant la caméra. C'est servir un auteur, en découvrir un nouveau.
Les zoos me dépriment : fait-on visiter des prisons aux ours et aux girafes ?
L'effort est le contraire de l'art :il faut travailler ,certes, mais, s'il faut se forcer, ce métier n'est pas pour vous.
Dans la même œuvre
Certains trouvent que j'ai une tête d'acteur. Moi pas. J'ai une tête de rien. Au fond, c'est peut-être le mieux pour être comédien, avoir une tête de rien pour tout jouer.
On le sait peu, mais je siffle très bien. Si je n'avais pas été comédien, j'aurais probablement fait clochard siffleur.
Je hais les optimistes et la religion du positivisme qui compte tant d'adeptes. J'aime les désespérés, les hommes perdus, les orphelins.
Je peux me perdre des heures entières dans une strophe de Baudelaire, y nager inlassablement. Si nous sommes tous nostalgiques du ventre maternel, eh bien, j'ai retrouvé ce confort originel dans les poèmes.
Lorsqu'on tourne un navet, on pense à la viande que l'on pourra acheter avec le cachet. Et ça passe bien, je n'ai pas l'estomac délicat.