A quoi bon avoir des amis qui pourraient être n'importe qui ? C'est leur singularité qui les rend aimables.
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La communication silencieuse est un idéal.
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À lire aussi de Jean-Pierre Marielle
Je peux me perdre des heures entières dans une strophe de Baudelaire, y nager inlassablement. Si nous sommes tous nostalgiques du ventre maternel, eh bien, j'ai retrouvé ce confort originel dans les poèmes.
J'ai aimé jouer des personnages caricaturaux :il est plus simple d'ajouter des couches d'habits à sa personnalité plutôt que de la déshabiller d'emblée.
Ah ! Ah ! J'adore ça, jouer les cons ! Et puis ça me convient bien, en plus. J'ai pas à forcer sur la composition !
Travailler avec des cons, c'est la plaie. Je tâche de le faire le moins souvent possible.
Dans la même œuvre
Certains trouvent que j'ai une tête d'acteur. Moi pas. J'ai une tête de rien. Au fond, c'est peut-être le mieux pour être comédien, avoir une tête de rien pour tout jouer.
On le sait peu, mais je siffle très bien. Si je n'avais pas été comédien, j'aurais probablement fait clochard siffleur.
Je hais les optimistes et la religion du positivisme qui compte tant d'adeptes. J'aime les désespérés, les hommes perdus, les orphelins.
Je peux me perdre des heures entières dans une strophe de Baudelaire, y nager inlassablement. Si nous sommes tous nostalgiques du ventre maternel, eh bien, j'ai retrouvé ce confort originel dans les poèmes.
Lorsqu'on tourne un navet, on pense à la viande que l'on pourra acheter avec le cachet. Et ça passe bien, je n'ai pas l'estomac délicat.