Un air qui n'évoque rien, aucune image, n'apporte aucune vision, ne me sert à rien. En quelques minutes, une mélodie peut vous offrir un film, un tableau, un roman, oblitérer le quotidien, suggérer une autre vie.
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J'ai aimé jouer des personnages caricaturaux :il est plus simple d'ajouter des couches d'habits à sa personnalité plutôt que de la déshabiller d'emblée.
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Un film, il faut que ce soit une rencontre.
Je suis un misanthrope mondain, un solitaire bavard.
Lorsqu'on tourne un navet, on pense à la viande que l'on pourra acheter avec le cachet. Et ça passe bien, je n'ai pas l'estomac délicat.
J'ai été élevé dans une famille pas religieuse du tout. Ma grand-mère catholique allait à la messe parce que ça lui rappelait son enfance, sa jeunesse.
Dans la même œuvre
Certains trouvent que j'ai une tête d'acteur. Moi pas. J'ai une tête de rien. Au fond, c'est peut-être le mieux pour être comédien, avoir une tête de rien pour tout jouer.
On le sait peu, mais je siffle très bien. Si je n'avais pas été comédien, j'aurais probablement fait clochard siffleur.
Je hais les optimistes et la religion du positivisme qui compte tant d'adeptes. J'aime les désespérés, les hommes perdus, les orphelins.
Je peux me perdre des heures entières dans une strophe de Baudelaire, y nager inlassablement. Si nous sommes tous nostalgiques du ventre maternel, eh bien, j'ai retrouvé ce confort originel dans les poèmes.
Lorsqu'on tourne un navet, on pense à la viande que l'on pourra acheter avec le cachet. Et ça passe bien, je n'ai pas l'estomac délicat.