Auteur

Jean-Paul Sartre

Jamais nous n'avons été plus libres que sous l'occupation allemande.
Elle ne croyait à rien seul, son scepticisme l'empêchait d'être athée.
Il a aimé, pourtant, il a voulu vivre, il s'est vu mourir cela suffit pour faire tout un homme.
Le choix est possible dans un sens, mais ce qui n'est pas possible, c'est de ne pas choisir. Je peux toujours choisir, mais je dois savoir que si je ne choisis pas, je choisis encore.
Si, au contraire des idées reçues, les hommes n'avaient jamais que la vie qu'ils méritent ?
A quoi ça sert de lutter pour la libération des hommes si on les méprise assez pour leur bourrer le crane ?
Je voudrais n'avoir pas de dos, je n'aime pas que les gens me fassent des trucs quand je les vois pas.
Pour cent histoires mortes, il demeure tout de même un ou deux histoires vivantes.
Qu'importe d'ailleurs, monstre ou saint, je m'en foutais, je voulais être inhumain.
Mais les livres ont été mes oiseaux et mes nids, mes bêtes domestiques, mon étable et ma campagne la bibliothèque, c'était le monde pris dans un miroir elle en avait l'épaisseur infinie, la variété, l'imprévisibilité.
On se demande où on trouve le courage de se lever le lendemain matin et de retourner au travail, et d'être séduisante et gaie, et de donner du courage à tout le monde alors qu'on voudrait plutôt mourir que de continuer cette vie-là.
Encore le jeu du pardon ? C'est un jeu qui m'ennuie : je ne suis pas dans le coup. Je n'ai qualité ni pour condamner ni pour absoudre : c'est l'affaire de Dieu.
Le marxisme reste donc la philosophie de notre temps : il est indépassable parce que les circonstances qui l'ont engendré ne sont pas encore dépassées.
Si je range l'impossible Salut au magasin des accessoires, que reste-t-il ? Tout un homme, fait de tous les hommes et qui les vaut tous et que vaut n'importe qui.
A la vacance de mon âme succéda la mobilisation totale et permanente : je devins une dictature militaire.
Qu'est-ce que signifie ici que l'existence précède l'essence ? Cela signifie que l'homme existe d'abord, se rencontre, surgit dans le monde, et qu'il se définit après.
Il commença à se dire qu'il ne regrettait pas d'avoir eu une vie si tourmentée : il y avait gagné de l'expérience.
On écrit pour ses voisins ou pour Dieu. Je pris le parti d'écrire pour Dieu en vue de sauver mes voisins.
L'élément libérateur de l'opprimé, c'est le travail.
Je trouve qu'ils ont l'air bête et je n'aime pas les toucher mais je m'y force : c'est une épreuve et puis il faut qu'ils m'aiment : cet amour embellira leur vie.
Goetz : Le Bien, c'est l'amour, bon : mais le fait est que les hommes ne s'aiment pas et qu'est-ce qui les en empêche ? L'inégalité des conditions, la servitude et la misère. Il faut donc les supprimer.
Car je suis un homme, Jupiter, et chaque homme doit inventer son chemin. La nature a horreur de l'homme, et toi, toi, souverain des Dieux, toi aussi tu as les hommes en horreur.
Les valeurs sont le sens que l'on choisit de donner à sa vie.
On se défait d'une névrose, on ne se guérit pas de soi.
On ne pouvait pas compter sur un traité de philosophie pour persuader aux gens qu'ils n'existaient pas. Ce qu'il fallait c'était un acte, un acte vraiment désespéré qui dissipât les apparences et montrât en pleine lumière le néant du monde.

Œuvres de Jean-Paul Sartre

A propos du Tintoret.Baudelaire (1946)Cahiers pour une morale (1983)Carnets de la drôle de guerre - Septembre 1939 - Mars 1940 (1983)Cité dans Eloge des femmes mûres (2006) de Stephen Vizinczey.Critique de la raison dialectique (1960)Dans Obliques, Sartre et les arts.Enregistrement phonographique de Jean-Paul Sartre en 1965 en préambule à Huis clos - L'enfer c'est les autresEsquisse d'une théorie des émotions (1938)Huis Clos (1944)Huis Clos (1944), V, EstelleL'Etre et le Néant (1943)L'Idiot de la famille (1971-1972)L'existentialisme est un humanisme (1945)L'existentialisme est un humaniste (1945)L'imagination (1936)La Dernière ChanceLa Putain respectueuse (1946)La nausée (1938)Le Diable et le Bon Dieu (1951)