Pour cent histoires mortes, il demeure tout de même un ou deux histoires vivantes.

À lire aussi de Jean-Paul Sartre

Tu vis en l'air, tu as tranché tes attaches bourgeoises, tu n'as aucun lien avec le prolétariat, tu flottes, tu es un abstrait, un absent.
Voici une porte, par exemple: elle est là, avec ses gonds, son loquet, sa serrure. Elle est vérouillée avec soin, comme si elle protégeait quelque trésor.
La chose, qui attendait, s'est alertée, elle a fondu sur moi, elle se coule en moi, j'en suis plein.
La vérité sort de la bouche des enfants. Tout proches encore de la nature, ils sont les cousins du vent et de la mer : leurs balbutiements offrent à qui sait les entendre des enseignements larges et vagues.
J'existe. C'est doux, si doux, si lent. Et léger: on dirait que ça tient en l'air tout seul. Ca remue. Ce sont des effleurements partout qui fondent et s'évanouissent. Tout doux, tout doux.
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Dans la même œuvre

Un droit n'est jamais que l'autre aspect d'un devoir.
J'admire comme on peut mentir en mettant la raison de son côté.
Tout existant naît sans raison, se prolonge par faiblesse et meurt par rencontre.
Je suis libre: il ne me reste plus aucune raison de vivre, toutes celles que j'ai essayées ont lâché et je ne peux plus en imaginer d'autres. ... Seul et libre. Mais cette liberté ressemble un peu à la mort.
Trois heures. Trois heures, c'est toujours trop tard ou trop tôt pour tout ce qu'on veut faire.