Œuvre

Le Diable et le Bon Dieu (1951)

Quand les riches se font la guerre, ce sont les pauvres qui meurent.
La violence est injuste d'où qu'elle vienne.
L'absence c'est Dieu. Dieu, c'est la solitude des hommes.
Le désordre est le meilleur serviteur de l'ordre établi. ... Toute destruction brouillonne, affaiblit les faibles, enrichit les riches, accroît la puissance des puissants.
Il faut bien tuer ce qu'on aime.
Il n'y a que Dieu. L'homme, c'est une illusion d'optique.
Il suffit qu'un seul homme en haïsse un autre pour que la haine gagne de proche en proche l'humanité entière.
Toute destruction brouillonne affaiblit les faibles, enrichit les riches, accroît la puissance des puissants.
Un élu, c'est un homme que le doigt de Dieu coince contre un mur.
... si l'on se bat, on peut être battu.
Une victoire racontée en détail, on ne sait plus ce qui la distingue d'une défaite.
Je ne connais qu'une Eglise: c'est la société des hommes.
... un élu, c'est un homme que le doigt de Dieu coince contre un mur.
L'égal de tous les hommes ou le valet de tous les princes: choisis.
L'ennui avec le Mal, c'est qu'on s'y habitue, il faut du génie pour inventer.
... je ferai le Bien: c'est encore la meilleure manière d'être seul.
Quand Dieu se tait, on peut lui faire dire ce que l'on veut.
Il n'y a pas de mauvais riches. Il y a des riches et c'est tout.
Il y a deux espèces de pauvres, ceux qui sont pauvres ensemble et ceux qui le sont tout seuls. Les premiers sont vrais, les autres sont des riches qui n'ont pas eu de chance.
La modestie est la vertu des tièdes.
Le jardinier peut décider de ce qui convient aux carottes, mais nul ne peut choisir le bien des autres à leur place.
Moi, je sens mon corps à peine, je ne sais pas où ma vie commence ni où elle finit et je ne réponds pas toujours quand on m'appelle, tant ça m'étonne, parfois, d'avoir un nom.
Il est doux de pouvoir gâter un étranger.
Toutes les guerres sont impies.
Sur cette terre qui saigne toute joie est obscène et les gens heureux sont seuls.