Œuvre
Le Diable et le Bon Dieu (1951)
Que faire du crédit, sinon le risquer?
Voulez-vous que je vous dise pourquoi vous n'avez pas peur de la mort? Chacun de vous pense qu'elle tombera sur le voisin.
C'est par la violence que nous nous éduquerons.
Nous ne sommes rien, nous ne sommes rien sur rien. L'homme rêve qu'il agit, mais c'est Dieu qui mène.
Je ne suis pas un homme, je ne suis rien. Il n'y a que Dieu. L'homme, c'est une illusion d'optique.
... l'on aime rien si l'on aime pas tout.
... je préfère le désespoir à l'incertitude.
La possession est une amitié entre l'homme et les choses.
La mort, c'est un attrape-nigaud pour les familles; pour le défunt, tout continue.
Dieu, c'est la solitude des hommes. ... Si Dieu existe, l'homme est néant.
Dieu est mort.
S'aimer, c'est haïr le même ennemi.
Les chefs sont seuls.
Si Dieu existe, l'homme est néant; si l'homme existe...
Je me moque du diable! Il reçoit les âmes, mais ce n'est pas lui qui les damne.
Je dis, en vérité il suffit qu'un homme aime tous les hommes d'un amour sans partage pour que cet amour s'étende de proche en proche à toute l'humanité.
Le monde est iniquité; si tu l'acceptes tu es complice, si tu le changes, tu es bourreau.
Je ne serai pas modeste. Humble tant qu'on voudra, mais pas modeste. La modestie est la vertu des tièdes.
Je préfère le désespoir à l'incertitude.
Qui donc aimera les pauvres si les pauvres ne s'aiment pas entre eux?
Je n'ai qualité ni pour condamner ni pour absoudre: c'est l'affaire de Dieu.
Tu mets du désordre. Et le désordre est le meilleur serviteur de l'ordre établi.
Je ferai le Bien : c'est encore la meilleure manière d'être seul.
Nasty : Je ne veux pas que tu te réjouisses d'avoir mis des hommes à quatre pattes.
Goetz : Je me moque du Diable ! Il reçoit les âmes, mais ce n'est pas lui qui les damne. Je ne daigne avoir affaire qu'à Dieu, les monstres et les saints ne relèvent que de lui.