Le monde est iniquité; si tu l’acceptes tu es complice, si tu le changes, tu es bourreau. Sartre Jean-Paul

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Le monde est iniquité; si tu l’ acceptes tu es complice, si tu le changes, tu es bourreau.
Le Diable et le Bon Dieu (1951)
Citations de Jean-Paul Sartre
Jean-Paul Sartre

Une réponse à “Le monde est iniquité; si tu l’acceptes tu es complice, si tu le changes, tu es bourreau. Sartre Jean-Paul”

  1. dicocitations

    Nasty : Les hommes de Dieu détruisent ou construisent et toi tu conserves.
    Gœtz : Moi ?
    Nasty : Tu mets du désordre. Et le désordre est le meilleur serviteur de l'ordre établi. Tu as affaibli la chevalerie tout entière en trahissant Conrad et tu affaibliras la bourgeoisie en détruisant Worms. À qui cela profite-t-il ? Aux grands. Tu sers les grand, Gœtz, et tu les serviras quoi que tu fasses : toute destruction brouillonne, affaiblit les faibles, enrichit les riches, accroît la puissance des puissants.

    le boulanger prophète, capturé par Gœtz qui lui affirme être l'homme de Dieu qui veut la destruction de la ville

    Le Diable et le Bon Dieu, Jean-Paul Sartre, éd. Gallimard, 1971 (ISBN ISBN 2-07-036869-6), acte I, scène V, p. 93 (voir la fiche de référence de l'œuvre)

    Nasty : L'égal de tous les hommes ou le valet de tous les princes : choisis.

    Nasty propose à Gœtz l'alliance des pauvres que refuse Gœtz qui lui demande ce qui se passera s'il refuse de devenir leur égal

    Le Diable et le Bon Dieu, Jean-Paul Sartre, éd. Gallimard, 1971 (ISBN ISBN 2-07-036869-6), acte I, scène V, p. 96 (voir la fiche de référence de l'œuvre)

    Gœtz : Inutile, oui. Inutile aux hommes. Mais que me font les hommes ? Dieu m'entend et c'est à Dieu que je casse les oreilles et ça me suffit, car c'est le seul ennemi qui soit digne de moi. Il y a Dieu, moi et les fantômes. C'est Dieu que je crucifierai cette nuit, sur toi et sur vingt mille hommes parce que sa souffrance est infinie et qu'elle rend infini celui qui le fait souffrir. Cette ville va flamber. Dieu le sait. Et en ce moment, il a peur, je le sens ; je sens son regard sur mes mains, je sens son souffle sur mes cheveux, ses anges pleurent. Il se dit « Gœtz n'osera peut-être pas » — tout comme s'il n'était qu'un homme. Pleurez, pleurez les anges : j'oserai. Tout à l'heure, je marcherai dans sa peur et dans sa colère. Elle flambera : l'âme du Seigneur est une galerie de glaces, le feu s'y reflétera dans des millions de miroirs. Alors, je saurai que je suis un monstre tout à fait pur.

    Gœtz répond à Nasty qui lui demande s'il sera toujours un « vacarme inutile » en faisant toujours le Mal pour le mal

    Le Diable et le Bon Dieu, Jean-Paul Sartre, éd. Gallimard, 1971 (ISBN ISBN 2-07-036869-6), acte I, scène V, p. 97 (voir la fiche de référence de l'œuvre)

    Heinrich : […] Le monde est iniquité ; si tu l'acceptes tu es complice, si tu le changes, tu es bourreau.

    Le Diable et le Bon Dieu, Jean-Paul Sartre, éd. Gallimard, 1971 (ISBN ISBN 2-07-036869-6), acte I, scène VI, p. 108
    My recent post Charles Maurice de Talleyrand-Perigord : La confession de Talleyrand

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