Auteur

Jean le Rond d Alembert

Je crains qu'il ne faille dire bientôt de ce titre-là ce que Jacques Rostbif dit du nom de monsieur: il y a trop de faquins qui le portent.
Je ne sais, mon cher maître, par quelle fatalité je n'ai reçu que depuis deux jours votre lettre du 19 octobre.
Le roi Alphonse disait, à propos du fatras des cercles qu'avait imaginés l'astronomie ancienne, que, s'il avait été au conseil de Dieu quand il fit le monde, il lui aurait donné de bons conseils.
Il me semble qu'il ne faut pas, comme Fontenelle, tenir la main fermée quand on est sûr d'y avoir la vérité.
Avez-vous lu un ouvrage intitulé Dialogue sur le commerce des blés? il excite ici une grande fermentation.
Il laisse à une nation belliqueuse comme la française le soin de ferrailler envers et contre tous.
La nature m'a fait naître faible, tandis qu'elle a donné à Votre Majesté des fibres proportionnées à la vigueur et à l'étendue de son génie.
En voulant donner une traduction plus fidèle, il craint de gâter un ouvrage qui a eu du succès.
Les ennemis de la raison font dans ce moment assez sotte figure.
On sait, on croit du moins que cette princesse aimait la paix, au moins sur la fin de ses jours.
Quand ma pauvre âme sera plus calme et moins flétrie, je vous parlerai des autres chagrins que je partage avec vous.
Ma santé est toujours flottante.
Ne critiquez Corneille que lorsque vous aurez deux fois raison.
Quant à nos sottises intestines, elles commencent à foisonner un peu moins dans ce moment-ci.
L'opéra, qui vient d'être brûlé de fond en comble.
Larcher, qui vous a contredit sur je ne sais quelle sottise d'Hérodote, mais qui, au fond, est un galant homme, tolérant, modéré, modeste, et vrai philosophe dans ses sentiments et dans sa conduite.
Je suis toujours étonné que vous ne sentiez pas votre force et que vous ne traitiez pas tous les polissons qui vous attaquent comme vous avez fait Aliboron.
Il (Corneille) a un nom très respecté, il est mort; voilà déjà une raison bien forte (je ne dis pas bien bonne) en sa faveur.
Je puis assurer à Votre Majesté que ces mots précieux à la raison ont fait autant de fortune que son bel éloge de l'impératrice reine.
Devant cet arrêt foudroyant l'abbé Raynal s'est mis à couvert et hors de France.
Raton n'a rien à craindre pour ses pattes, et il n'y a pas de quoi fouetter un chat dans la petite espièglerie qu'il vient de faire.
Au reste, le fourrage qu'ils ont fait est peu de chose, et le discours n'y perdra rien ou presque rien; il n'y a pas en tout la valeur de six lignes effacées.
M. Séguier a dit en plein foyer qu'ils avaient lu la pièce, et qu'ils n'y avaient rien trouvé de répréhensible.
Vous avez beau faire, mon cher philosophe; vous n'en ferez jamais (du duc de Richelieu) qu'un vieux freluquet, bien peu digne d'être célébré par une plume telle que la vôtre.
Les fripons qui faisaient sous ce ministre le commerce du blé au préjudice du peuple ne peuvent souffrir un ministre qui ne les laisse pas friponner.

Œuvres de Jean le Rond d Alembert

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