Œuvre

Lettre au roi de Prusse, 3 novembre 1780

La nature m'a fait naître faible, tandis qu'elle a donné à Votre Majesté des fibres proportionnées à la vigueur et à l'étendue de son génie.
Je suis plutôt spectateur que patient dans cette galère où je me tiens les bras croisés.
Cette inquisition enchaîne et glace tous les esprits.
Il y a aujourd'hui vingt années, jour pour jour, que Votre Majesté se couvrait de gloire dans les plaines de Torgau.
Elle rit, et avec raison, des sottises des hommes, dont je ferais bien de rire aussi, et dont je rirais comme elle, si je digérais et si je dormais mieux.