Auteur

Haruki Murakami

Le romancier n'est pas quelqu'un qui résout les problèmes. C'est quelqu'un qui pose les questions.
Il y a deux ans encore, je vivais heureux tout seul, et puis soudain je suis marié et père, j'ai un emprunt sur le dos et je suis complètement fauché. Tout mon argent a disparu.
A vivre dans un monde tellement facile, notre sensibilité s'émousse peut-être.
Quelles que soient les circonstances, toutes les femmes ont le droit de mettre au monde un enfant, et ce droit doit leur être absolument garanti.
Ce que l'Histoire enseigne de plus important aux hommes pourrait se formuler ainsi : A l'époque, personne ne savait ce qui allait arriver.
Quand on se laisse aller, les choses se font comme elles doivent se faire, et quoi qu'on fasse, quand les gens sont blessés, ils le sont. C'est la vie.
Les sentiments qui ne s'étaient pas traduits en mots. Les promesses qu'on finirait par oublier. Les espoirs qui ne se réaliseraient pas.
Ce qu'il savait en revanche, c'est qu'il lui était impossible de rester un jour sans écrire. Pour lui, écrire c'était comme respirer.
Le Bien autrement dit est la conséquence de toute chose. Et le doute on le garde pour demain.
Il y a une réplique de Groucho Marx que j'aime bien, répondis-je. Elle était tellement amoureuse de moi qu'elle ne voyait plus rien. C'est d'ailleurs pour cette raison qu'elle était amoureuse de moi !
Il y a des rêves symboliques, puis il y a la réalité que ces rêves symbolisent. Ou bien il y a une réalité symbolique, puis les rêves que cette réalité symbolise. Le symbole est ce que l'on pourrait appeler le maire honoraire de l'univers du lombric.
Bien souvent, une douleur en chasse une autre. L'une compense l'autre. Les sensations, c'est toujours relatif.
Le problème, c'est la manière dont on vit. Le plus important est d'être toujours en mesure de se protéger soi-même. Quand on se résigne à être agressé, ça ne vous mène nulle part. Le sentiment d'impuissance finit par détruire un être humain.
Aomamé eut un petit sourire. « Il y a beaucoup de gens soupçonneux dans le monde. »
On peut aller aussi loin qu'on veut, on ne peut pas se fuir soi-même.
Je ne lis pas vite, je suis plutôt du genre à lire ligne par ligne en prenant mon temps. Je savoure les phrases. Si je ne les apprécie pas, je laisse tomber le livre avant la fin.
Ce que nous voyons n'est pas forcément la réalité. Mon ennemi est aussi en moi, il fait partie de moi. A l'intérieur de moi-même il y a un anti-moi.
Ces attributs sensibles qui pendillent - si l'on ose dire -, c'est la plus grande faiblesse des mâles. Et dans la plupart des cas, les hommes ne sont pas en mesure de les protéger. Il serait dommage de se priver de cet avantage.
Notre corps n'est pas une marchandise produite en masse, fabriquée en usine sur un modèle unique.
Je ne dis pas que je n'ai pas confiance dans la littérature contemporaine. Mais je ne veux pas gaspiller un temps précieux en lisant des oeuvres qui n'ont pas reçu le baptême du temps. La vie est courte.
Là où il y a de l'espoir, forcément, il y a des épreuves... Simplement, les espoirs sont rares, pour la plupart abstraits, et les épreuves innombrables, et pour la plupart, tout à fait concrètes. C'est également ce que j'ai appris par l'expérience.
33 ans. C'était l'âge que j'avais alors. Encore assez jeune. Mais plus un jeune homme... Cet âge constitue peut-être une sorte de croisement dans la vie.
Ce qu'elle avait recherché chez lui, c'étaient des sentiments. De la compréhension, de la prévenance.
Si tu te souviens de moi, cela m'est égal que tous les autres m'oublient.
Nous perdons tous sans cesse des choses qui nous sont précieuses... des occasions précieuses, des possibilités, des sentiments qu'on ne pourra pas retrouver. C'est cela aussi vivre. Mais à l'intérieur de notre esprit - je crois que c'est à l'intérieur de notre esprit - il y a une petite pièce dans laquelle nous stockons le souvenir de toutes ces occasions perdues. Une pièce avec des rayonnages, comme dans cette bibliothèque, j'imagine. Et il faut que nous fabriquions un index, avec des cartes de références, pour connaitre précisément ce qu'il y a dans nos coeurs. Il faut aussi balayer cette pièce, l'aérer, changer l'eau des fleurs. En d'autres termes, tu devras vivre dans ta propre bibliothèque.

Œuvres de Haruki Murakami

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