Mais sans amour, c'est comme si le monde n'existait pas, non? dit-elle. Sans amour, le monde n'est qu'un souffle de vent qui passe devant tes fenêtres. Ne pas pouvoir toucher la main de quelqu'un, c'est comme être privé d'odorat.
Auteur
Haruki Murakami
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J'ai toujours eu soif d'affection. J'aurais voulu au moins une fois dans ma vie recevoir l'amour à satiété. Au point d'en être écoeurée et d'en refuser davantage.
La mort n'est pas le bout de la vie, elle en fait partie.
C'est drôle, franchement, hein, la mémoire? C'est quelque chose de bizarre. C'est comme si tu entassais dans un tiroir un tas de trucs inutiles. Alors que les choses importantes, tu les oublies au fur et à mesure.
Les choses qui restent enfermées dans notre coeur n'existent pas en ce monde. Mais c'est dans notre coeur, ce monde à part, qu'elles se construisent pour y vivre.
Le noyau de mon moi, c'est l'amour.
La véritable peur, c'est celle que la puissance de leur imagination fait éprouver aux hommes.
L'espoir est le combustible que les hommes brûlent pour pouvoir vivre. Impossible de vivre sans espoir. Mais c'est comme une pièce qu'on jette en l'air. Pile? Face? On le saura quand elle sera retombée, pas avant.
Là où il y a de l'espoir, forcément, il y a des épreuves. Simplement, les espoirs sont rares, pour la plupart abstraits, et les épreuves innombrables, et pour la plupart, tout à fait concrètes. C'est également ce que j'ai appris par l'expérience.
Tout humain fonctionne selon un schéma régulier quant à ses pensées et à ses actes. Cette régularité provoque forcément des faiblesses.
La mort d'un homme, dans n'importe quelle circonstance, c'est terrible. Un trou s'ouvre dans le monde. Et nous, nous devons saluer cette disparition avec respect. Sinon, le trou ne pourra jamais être comblé.
Là où il y a de la lumière, il y a nécessairement de l'ombre, là où il y a de l'ombre, il y a nécessairement de la lumière.
La vie pouvait être tout bonnement une succession d'évènements absurdes, parfois grossiers, et rien d'autre.
La solitude, c'est un acide qui vous ronge.
A certains moments, le temps est si lent qu'il est difficilement supportable, à d'autres, il fait des sauts en avant.
L'homme ne peut pas vivre sans régularité.
Les choses les plus importantes ne se déterminent pas selon des pourcentages.
La mort est toujours un moment décisif pour un homme. Si l'on ne choisit pas sa façon de naître, on peut choisir celle de mourir.
Je sens qu'un certain type de perfection peut être atteint avec humilité, à travers une accumulation d'imperfection.
Parfois, le destin ressemble à une tempête de sable qui se déplace sans cesse. Tu modifies ton allure pour lui échapper. Mais la tempête modifie aussi la sienne.
Le passé c'est comme une assiette brisée : on aura beau tenter d'en recoller les morceaux, on ne pourra jamais lui rendre son aspect d'antan.
Aimer écrire est la qualité la plus précieuse chez ceux qui visent à devenir écrivains.
Le temps passe, on ne revient jamais en arrière. Si la mort apporte parfois une solution, c'est l'une de celles qui s'applique seulement au défunt.
Je me dis que peut-être, quelque part, dans un lieu lointain que je ne connais pas du tout, tout est déjà perdu d'avance, depuis longtemps.
Nakata n'est pas seulement idiot. Il est vide. Je m'en rends bien compte maintenant. Nakata est comme une bibliothèque sans livres. Autrefois je n'étais pas comme ça. Il y avait des livres en moi.
Œuvres de Haruki Murakami
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