Je sens qu'un certain type de perfection peut être atteint avec humilité, à travers une accumulation d'imperfection.

À lire aussi de Haruki Murakami

Le romancier n'est pas quelqu'un qui résout les problèmes. C'est quelqu'un qui pose les questions.
Notre corps n'est pas une marchandise produite en masse, fabriquée en usine sur un modèle unique.
Nous perdons tous sans cesse des choses qui nous sont précieuses... des occasions précieuses, des possibilités, des sentiments qu'on ne pourra pas retrouver. C'est cela aussi vivre. Mais à l'intérieur de notre esprit - je crois que c'est à l'intérieur de notre esprit - il y a une petite pièce dans laquelle nous stockons le souvenir de toutes ces occasions perdues. Une pièce avec des rayonnages, comme dans cette bibliothèque, j'imagine. Et il faut que nous fabriquions un index, avec des cartes de références, pour connaitre précisément ce qu'il y a dans nos coeurs. Il faut aussi balayer cette pièce, l'aérer, changer l'eau des fleurs. En d'autres termes, tu devras vivre dans ta propre bibliothèque.
Le temps passe, on ne revient jamais en arrière. Si la mort apporte parfois une solution, c'est l'une de celles qui s'applique seulement au défunt.
C'est drôle, franchement, hein, la mémoire? C'est quelque chose de bizarre. C'est comme si tu entassais dans un tiroir un tas de trucs inutiles. Alors que les choses importantes, tu les oublies au fur et à mesure.
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Dans la même œuvre

C'est une perte de temps de réfléchir quand on ne sait pas penser.
Parfois, le destin ressemble à une tempête de sable qui se déplace sans cesse. Tu modifies ton allure pour lui échapper. Mais la tempête modifie aussi la sienne.
Le passé c'est comme une assiette brisée : on aura beau tenter d'en recoller les morceaux, on ne pourra jamais lui rendre son aspect d'antan.
Il n'y a qu'une sorte de bonheur, mais le malheur prend mille formes différentes.
En voyage, on a besoin d'un compagnon et dans la vie, de compassion.