Œuvre

1Q84 (2009)

Chaque fois que la roue tourne, les valeurs et les émotions qui se trouvent sur le bord de la roue montent ou descendent. Les unes et les autres, sont tantôt éclairées, tantôt dans l'ombre. Mais l'amour véritable, fixé à l'essieu, ne bouge pas.
L'espoir est le combustible que les hommes brûlent pour pouvoir vivre. Impossible de vivre sans espoir. Mais c'est comme une pièce qu'on jette en l'air. Pile? Face? On le saura quand elle sera retombée, pas avant.
Là où il y a de l'espoir, forcément, il y a des épreuves. Simplement, les espoirs sont rares, pour la plupart abstraits, et les épreuves innombrables, et pour la plupart, tout à fait concrètes. C'est également ce que j'ai appris par l'expérience.
Tout humain fonctionne selon un schéma régulier quant à ses pensées et à ses actes. Cette régularité provoque forcément des faiblesses.
La mort d'un homme, dans n'importe quelle circonstance, c'est terrible. Un trou s'ouvre dans le monde. Et nous, nous devons saluer cette disparition avec respect. Sinon, le trou ne pourra jamais être comblé.
Là où il y a de la lumière, il y a nécessairement de l'ombre, là où il y a de l'ombre, il y a nécessairement de la lumière.
La vie pouvait être tout bonnement une succession d'évènements absurdes, parfois grossiers, et rien d'autre.
La solitude, c'est un acide qui vous ronge.
A certains moments, le temps est si lent qu'il est difficilement supportable, à d'autres, il fait des sauts en avant.