Auteur

Georges Duhamel

Dans ce visage d'enfant, brûlait un regard attestant la maturité, l'autorité.
L'auto est un levier qui grandit tous nos vices et n'exalte pas nos vertus.
Il n'y a d'autorité vraie que basée sur l'amour et le respect, le seul respect profond, le respect intérieur.
Il faut être jeune et vert. Il ne faut pas se laisser avachir.
Un pédant avantageux, nanti de moins de lettres que de toupet.
Une quinzaine de ces ballons captifs que les troupiers appellent des «saucisses» formaient un demi-cercle aérien, et veillaient.
C'est fini. Voici le point d'orgue et la double barre. Les dernières vibrations s'élancent, gagnent le large.
Tous deux parlent très bas. Leur vie est un perpétuel chuchotement, un murmure étouffé dont on ne surprend presque rien.
La certitude m'était venue que M. Chalgrin me battait froid, que j'avais dû faire une maladresse énorme et difficilement réparable.
Je n'attendais de Jean-Paul Sénac aucun mouvement de colère. Il se met rarement en colère. Il gronde, il gromelle, il bavote et se lamente.
Les gens de cette sorte se soignent bien, ils rencontrent presque toujours une femme dévouée qui leur fait tiédir leur flanelle, les bouchonne et les dorlote.
Je fais connaissance avec ces étranges «bouillons» où l'on paye chaque plat au moyen de jetons préalablement achetés à la caisse et où l'on va soi-même quérir sa portion devant un long comptoir de marbre.
Un escalier étroit, branchu comme une artère, s'élevait dans le milieu de la baraque et distribuait en tous sens des galeries tortueuses.
C'est une vieille Ford toute bringuebalante. Elle tanguait et roulait.
Dans le bas du domaine, séparé du parc par une haie d'arbustes, s'étendait le potager. Il était défiguré par la brousse.
A tout instant, il tirait, d'un étui en peau de serpent, une volumineuse paire de lunettes et il se la campait sur le nez.
A tout instant, il tirait d'un étui en peau de serpent, une volumineuse paire de lunettes et il se la campait sur le nez.
En dehors de ces articles, on imprime, chaque jour, dans une foule de petits canards, des notes plus ou moins venimeuses, plus ou moins menaçantes.
Nous allions par petites étapes, suivant un itinéraire capricieux, au gré de notre fantaisie.
Les récits des captifs nous montrent l'horrible confusion qui régnait en Allemagne à la fin de la tragédie.
Il va falloir que je me lève. La misérable carcasse est là, qui fait sentir ses exigences.
A la voir debout dans le métro parisien, le plus enragé butor lui céderait une place assise.
Il cédait plus volontiers aux impulsions du coeur qu'aux remontrances de la raison.
Je refuse tout nouveau combat. Je cède, vous comprenez, je renonce. Je fais la paix.
Elles avaient la passion des chambards domestiques et des déménagements.

Œuvres de Georges Duhamel

Chronique des Pasquier (1933-1945)Chronique des Pasquier: I. Le Notaire du Havre (1933-1945)Chronique des Pasquier: I. Le Notaire du Havre (1933-1945), IntroductionChronique des Pasquier: III. Vue de la Terre promise (1933-1945)Chronique des Pasquier: IX. Suzanne et les jeunes hommes (1933-1945)Chronique des Pasquier: V. Le Désert de Bièvres (1933-1945)Chronique des Pasquier: VI. Les Maîtres (1933-1945)Chronique des Pasquier: VIII. Le Combat des ombres (1933-1945)Chronique des Pasquiers: V. Le Désert de Bièvres (1933-1945)Chronique des Pasquiers: VI. Les Maîtres (1933-1945)Chronique des Pasquiers: VII. Cécile parmi nous (1933-1945)Chronique des Pasquiers: VIII. Le Combat des ombres (1933-1945)Chronique des Pasquiers: X. La passion de Joseph Pasquier (1933-1945)Chronique des saisons amères (1944)Civilisation française (1944)Cri des profondeurs (1951)Discours aux nuagesDiscours aux nuagesDéfense des lettres (1937)Défense des lettres (1937), IV