Ma santé, longtemps chancelante, sembalit s'affermir.
Auteur
Georges Duhamel
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Je peux me vanter d'avoir toujours persévéré dans le changement.
Tout ce monde vivait chichement et s'habillait à petits frais rue Daint-André-des-Arts, chez Latreille, fripier en renom.
Pour ses employés, pour ses domestiques, et ils sont nombreux, il les traite comme des chiens et les décourage toujours.
Je dispose de plusieurs chemins que j'aime également et que je choisis tour à tour selon la couleur du ciel ou la couleur de mon âme.
Cette petite victoire est de grand sens. Elle me montre que mon instrument est encore de bon service, à la condition, toutefois, qu'on ne le laisse pas chopper.
La chute du franc, commencée depuis 1916, devenait de mois en mois plus sensible. Chaque jour, le prix de tous les articles nécessaires à la vie s'élevait quelque peu.
Tous les bons observateurs se demandent avec angoisse: «Où mettra-t-on ces voitures? Comment pourront-elles circuler?»
Le plus clair de nos pensées, aux instants de loisir, allait naturellement vers les choses de l'amour.
La colère me rend malade, elle m'enpoisonne. Je respire mal, mon coeur bat au hasard, mes articulations sont pleines de sable, je me sens l'estomac houleux.
Papa se mit à sourire, son calme devint effrayant et nous comprîmes tous qu'il était parti, sans retour, pour une colère majuscule, une colère telle qu'un homme n'en fait pas trois d'aussi belles dans sa vie.
Le sourire froid, détaché, railleur, le sourire qui m'a, si longtemps, donné du malaise, est soudain coloré d'une sorte de tendresse.
La passion colore et empoisonne les moindres mouvements de l'âme.
Comme il était vigoureux, quand il apportait un paquet, même lourd et encombrant, il le coltinait tout seul.
Eh bien! que l'homme se débrouille avec sa conscience, en ce qui touche certains problèmes.
Nous tenions tous un composteur de la main gauche et nous faisions de notre mieux pour bien saisir, de la main droite, le caractère dans les cassetins, pour sentir ses encoches.
Il commençait de me faire connaître des dieux que j'ai, pour mon allégement et ma joie, confessés dans la suite des jours.
Il avait passé toute sa vie à changer de but et de route. Il me fit, en trois points, l'éloge de la constance.
C'est cet homme-là qu'il faut chercher, découvrir et confondre. C'est lui qu'il faut convaincre de son crime et punir.
Se peut-il qu'il y ait, entre deux êtres, des correspondances aussi profondes?
Il a reçu un coup de vieux; il a eu, l'an dernier, une petite attaque.
Je me couchais, le soir, heureux, courbatu, mort de saine lassitude.
Nous allons d'abord faire des risettes et des courbettes aux gens que nous voulons fuir justement parce qu'ils nous dégoûtent.
Petit à petit, mot à mot, mon père élevait la voix. C'était un crescendo bien contenu, une gradation savante.
Il faut sauver cette idée d'un dieu humain et charitable qui s'est cristallisée dans les âmes au prix de tant de souffrances.
Œuvres de Georges Duhamel
Chronique des Pasquier (1933-1945)Chronique des Pasquier: I. Le Notaire du Havre (1933-1945)Chronique des Pasquier: I. Le Notaire du Havre (1933-1945), IntroductionChronique des Pasquier: III. Vue de la Terre promise (1933-1945)Chronique des Pasquier: IX. Suzanne et les jeunes hommes (1933-1945)Chronique des Pasquier: V. Le Désert de Bièvres (1933-1945)Chronique des Pasquier: VI. Les Maîtres (1933-1945)Chronique des Pasquier: VIII. Le Combat des ombres (1933-1945)Chronique des Pasquiers: V. Le Désert de Bièvres (1933-1945)Chronique des Pasquiers: VI. Les Maîtres (1933-1945)Chronique des Pasquiers: VII. Cécile parmi nous (1933-1945)Chronique des Pasquiers: VIII. Le Combat des ombres (1933-1945)Chronique des Pasquiers: X. La passion de Joseph Pasquier (1933-1945)Chronique des saisons amères (1944)Civilisation française (1944)Cri des profondeurs (1951)Discours aux nuagesDiscours aux nuagesDéfense des lettres (1937)Défense des lettres (1937), IV