Œuvre
Le Voyage de Patrice Périot (1950)
Jamais, vois-tu? mes petits-enfants ne pensent à m'embrasser. Ils ne doivent pas trouver les gens de notre âge très appétissants.
(Il) ne fait pas plus attention à moi qu'à une muraille ou à une borne.
Il va falloir que je me lève. La misérable carcasse est là, qui fait sentir ses exigences.
Il a reçu un coup de vieux; il a eu, l'an dernier, une petite attaque.
A vrai dire, je suis un solitaire exilé dans la foule.
Il avait le visage extasié, ensoleillé, fendu par un sourire de bonheur.
C'était une de ces spacieuses sépultures familiales où, de lustre en lustre, les places sont âprement réclamées et prises. Une huitaine d'inscriptions couvraient la stèle.