Je tue le temps à grands coups de whisky au citron, ça le tue bien.
Peut-être que j'ai déjà attiré votre attention là-dessus, mais je suis patient. Si j'ai dit à ce flic je vous emmerde, c'est que je le pensais, et où est le mal ? Moi je trouve que rien ne vaut la franchise.
On leur a dit: «Le travail, c'est sacré, c'est bien, c'est beau, c'est ce qui compte avant tout, et seuls les travailleurs ont droit à tout.» Seulement, on s'arrange pour les faire travailler tout le temps et alors ils ne peuvent pas en profiter.
Ils travaillent pour vivre au lieu de travailler à construire des machines qui les feraient vivre sans travailler.
J'accuse mes maîtres, de m'avoir, par leur ton et celui de leurs livres, fait croire à une immobilité possible du monde.
Les gens perdent leur temps à vivre, alors, il ne leur en reste plus pour travailler. - Ce n'est pas plutôt le contraire? dit Chloé. - Non, dit Colin. S'ils avaient le temps de construire les machines, après ils n'auraient plus besoin de rien faire.
Ma chère, il n'y a pas de femme frigide. Il n'y a que des hommes maladroits !
Ce qui m'intéresse, ce n'est pas le bonheur de tous les hommes, c'est celui de chacun.
Après tout, le rôle d'un psychiatre, c'est clair, c'est de psychiatrer.
Et mieux vaudrait apprendre à faire l'amour correctement que de s'abrutir sur un livre d'histoire.
C'est facile d'être audacieux dans ce pays; il n'y a qu'à dire ce que tout le monde peut voir en s'en donnant la peine.
Mais vous savez, quand on est amoureux, on est idiot.
Quand on ne sait rien, on peut tout de même trouver des choses, avec de l'imagination.
La vie, c'est comme une dent - \r\nD'abord on y a pas pensé - \r\nOn s'est contenté de mâcher - \r\nEt puis ça se gâte soudain - \r\nÇa vous fait mal, et on y tient - \r\nEt on la soigne et les soucis - \r\nEt pour qu'on soit vraiment guéri - \r\nIl faut vous l'arracher, la vie.
Les gens ne changent pas. Ce sont les choses qui changent.
Il cueillit une orchidée orange et grise dont la corolle délicate fléchissait. Elle brillait de couleurs diaprées. - Elle a la couleur de la souris à moustaches noires...
Je voudrais être amoureux, dit Colin. Tu voudrais être amoureux. Il voudrait idem (être amoureux). Nous, vous, voudrions, voudriez être, ils voudraient également tomber amoureux.
- Tu vas mieux, dit Angel. Je te retrouve. - Ce n'était pas une maladie, dit-elle. C'est fini maintenant. Et ça ne recommencera plus. Dimanche, il faut qu'ils soient baptisés. Ils s'appelleront Joël, Noël et Citroën. C'est décidé.
Deux fois à l'église dans la même journée, et pendant dix ans je ne vais peut-être pas y remettre les pieds. Ou peut-être neuf ans et demi.
Je notai que cinq bouteilles se trouvaient en voie de disparition.
Ma soeur a mal tourné, Monsieur, dit Nicolas. Elle a fait des études de philosophie. Ce ne sont pas des choses dont on aime à se vanter dans une lignée fière de ses traditions...
On ne comprend pas une oeuvre, on comprend l'homme qui l'a faite.
Voyez-vous, pour qu'il y ait passion, c'est-à-dire réaction explosive, il faut que l'union soit brutale, que l'un des corps soit très avide de ce dont il est privé et que l'autre possède en très grande quantité.
Le monde peut flâner.
Avez vous remarqué qu'on dit rendre la justice ? Ils l'ont donc prise ? Alors on nous fait juger par des voleurs ?
Œuvres de Boris Vian
Arthur... où t'as mis le corps ?Boris Vian en verve (1970), InéditsCantilènes en geléeChroniques de jazzChroniques du menteurCité dans En verve; Pierre Horay.Dans le magazine Jazz HotElles se rendent pas compte (1950) (sous le pseudonyme de Vernon Sullivan)En verveInéditJ'irai cracher sur vos tombes (1946) (sous le pseudonyme de Vernon Sullivan)Je boisJe voudrais pas crever (1962)Je voudrais pas crever (1962), Je veux une vie en forme d'arrêteL' Ecume des jours (1947)L'Arrache-coeurL'Arrache-coeur (1953)L'Automne à Pékin (1947)L'Ecume des jours (1947)L'Equarrissage pour tous (1947)