La vie, c'est comme une dent - D'abord on y a pas pensé - On s'est contenté de mâcher - Et puis ça se gâte soudain - Ca vous fait mal, et on y tient - Et on la soigne et les soucis - Et pour qu'on soit vraiment guéri - Il faut vous l'arracher, la vie.
A quoi bon soulever des montagnes quand il est si simple de passer par dessus?
C'est drôle comme les gens qui se croient instruits éprouvent le besoin de faire chier le monde.
C'est les jeunes qui se souviennent. Les vieux, ils oublient tout.
Ca m'est égal d'être laide ou belle. Il faut seulement que je plaise aux gens qui m'intéressent.
Ce qui m'intéresse, ce n'est pas le bonheur de tous les hommes c'est celui de chacun.
Dire des idioties, de nos jours où tout le monde réfléchit profondément, c'est le seul moyen de prouver qu'on a une pensée libre et indépendante.
Du temps que les femmes ne votaient pas, on faisait la guerre pour elles. Maintenant qu'elles votent, on la fait pour le pétrole. Est-ce un progrès?
Il est évident que le poète écrit - Sous le coup de l'inspiration - Mais il y a des gens à qui les coups ne font rien.
Il vaut mieux être déçu que d'espérer dans le vague.
Il y a loin de la croupe aux lèvres.
Je me demande si je ne suis pas en train de jouer avec les mots. Et si les mots étaient faits pour ça?
Je ne veux pas gagner ma vie, je l'ai.
L'absurdité des batailles qui sont des batailles de mots mais qui tuent des hommes de chair.
La critique, art aisé, se doit d'être constructive.
Le génie est une longue patience, c'est une réflexion de génie pas doué.
Le ridicule ne tue nulle part mais, aux U.S.A., il enrichit drôlement.
Les gens sans imagination ont besoin que les autres mènent une vie régulière.
N'importe quoi, sauf la vérité. Il n'y a que ça qui ne se vend pas.
On passe sa vie à romancer les motifs et à simplifier les faits.
Le plus clair de mon temps je le passe à l'obscurcir.
Le malheur avec un type intelligent, c'est qu'il n'est jamais assez intelligent pour ne pas se dire qu'il est le plus intelligent.
On commence à avoir des malheurs quand on a cessé de ne penser qu'à soi.
Le propre du militaire est le sale du civil.
Supprimez le conditionnel et vous aurez détruit Dieu.
Œuvres de Boris Vian
Arthur... où t'as mis le corps ?Boris Vian en verve (1970), InéditsCantilènes en geléeChroniques de jazzChroniques du menteurCité dans En verve; Pierre Horay.Dans le magazine Jazz HotElles se rendent pas compte (1950) (sous le pseudonyme de Vernon Sullivan)En verveInéditJ'irai cracher sur vos tombes (1946) (sous le pseudonyme de Vernon Sullivan)Je boisJe voudrais pas crever (1962)Je voudrais pas crever (1962), Je veux une vie en forme d'arrêteL' Ecume des jours (1947)L'Arrache-coeurL'Arrache-coeur (1953)L'Automne à Pékin (1947)L'Ecume des jours (1947)L'Equarrissage pour tous (1947)