On n'est pas là pour se faire engueuler - On est là pour voir le défilé - On n'est pas là pour se faire piétiner - On est là pour voir le défilé.
Les pirates ne paient pas d'impôts - Et s'font des tatouages sur les biscotos.
Entre les feuilles craquantes luisaient les dos en acajou des marrons d'Inde, enveloppés parfois dans leurs bogues aux teintes incertaines, du beige rouillé au vert amande.
C'est un résidu de vieille superstition gauloise. - - - Laquelle? dit Wolf. - - - Vous êtes comme tous les autres Gaulois dit Lazuli. Vous craignez que le ciel ne vous tombe sur la tête, alors, vous prenez les devants.
C'est un vieux con, dit Marin. - - Non, dit Carlo. Il a l'air brave. - - C'est un bon vieux con, dit Marin, il y en a aussi.
Retirez le Q de la coquille: vous avez la couille, et ceci constitue précisément une coquille ...
Je ne fis rien pour dissimuler quoi que ce soit. Je suppose qu'ils attendaient que je me dégonfle.
Je ne m'installe pas à côté de vous, expliqua-t-il, parce que je sens le dégueulis. J'en ai mis plein mes élégants souliers à boucles.
Il serait peut-être temps que je descende équarrir un peu. J'ai quatre bêtes en retard, qui sont à peine dressées.
- Vous n'êtes pas payé pour flemmarder. - - - Je ne flemmarde pas, Monsieur, je reprends le souffle.
Ce fut un forfait parfait - Un vrai forfait bien fait - Car on est des fortiches.
La guitare, c'est un instrument qui vous rend paresseux. On la prend, on joue un air, et puis on la laisse, on flemmarde, on la reprend pour plaquer un ou deux accords ou s'accompagner pendant qu'on siffle.
La vie vaut-elle d'être vécue ? - L'amour vaut-il qu'on soit cocu ? - Je pose ces deux questions - Auxquelles personne ne répond.
Je voudrais pas mourir - Sans qu'on ait inventé - Les roses éternelles - La journée de deux heures.
Je voudrais pas crever - Avant d'avoir usé - Sa bouche avec ma bouche - Son corps avec mes mains - Le reste avec mes yeux.
Je veux une vie en forme de sable dans des mains - En forme de pain vert ou de cruche - De terre pleine de cailloux - De coiffeur sauvage ou d'édredon fou - Je veux une vie en forme de toi - Et je l'ai, mais ça ne me suffit pas encore - Je ne suis jamais content.
Je t'ai déjà dit que je t'aimais bien, en gros et en détail. - Alors, détaille, murmura Chloé, en se laissant aller dans les bras de Colin, câline comme couleuvre.
Je bois systématiquement - \r\nPour oublier les amis de ma femme - \r\nJe bois systématiquement - \r\nPour oublier tous mes emmerdements
Et je bois systématiquement - \r\nPour oublier le prochain jour du terme - \r\nJe bois systématiquement - \r\nPour oublier que je n'ai plus vingt ans
On n'est libre que lorsqu'on a envie de rien, et un être parfaitement libre n'aurait envie de rien. C'est parce que je n'ai envie de rien que je me conclus libre.
Le plus clair de mon temps, je le passe à l'obscurcir.
C'est le tango des joyeux militaires - Des gais vainqueurs de partout et d'ailleurs - C'est le tango des fameux va-t-en-guerre - C'est le tango de tous les fossoyeurs.
Ce qui compte, ce n'est pas le bonheur de tout le monde, c'est le bonheur de chacun.
Donner raison à ses bourreaux, c'est bien la forme de suicide la plus hypocrite qu'on puisse imaginer.
Le pluriel d'un maréchal, c'est des maraîchers. Le pluriel d'un général, c'est des générés.
Œuvres de Boris Vian
Arthur... où t'as mis le corps ?Boris Vian en verve (1970), InéditsCantilènes en geléeChroniques de jazzChroniques du menteurCité dans En verve; Pierre Horay.Dans le magazine Jazz HotElles se rendent pas compte (1950) (sous le pseudonyme de Vernon Sullivan)En verveInéditJ'irai cracher sur vos tombes (1946) (sous le pseudonyme de Vernon Sullivan)Je boisJe voudrais pas crever (1962)Je voudrais pas crever (1962), Je veux une vie en forme d'arrêteL' Ecume des jours (1947)L'Arrache-coeurL'Arrache-coeur (1953)L'Automne à Pékin (1947)L'Ecume des jours (1947)L'Equarrissage pour tous (1947)