Auteur

Boris Vian

Après tout, pour être critique, ne suffit-il pas de publier des articles de critique?
Si Dieu s'est fait homme pour avoir de l'autorité sur terre, c'est évidemment qu'il se rendait compte qu'un homme, ça fait tout de même plus sérieux.
C'est un des rêves depuis longtemps dorlotés par le signataire de ces lignes que de rendre un jour obligatoire la protection du livre contre tout risque de lecture, tâche à laquelle s'emploient déjà diligemment les écrivains eux-mêmes.
Le désert est la seule chose qui ne puisse être détruite que par construction.
Pour s'assurer que l'on ronfle, même si l'on est seul, il suffit de s'endormir dans un endroit où il y a un écho et de s'éveiller assez rapidement pour entendre l'écho du ronflement qui vous revient.
Tous ceux qui travaillent se crachent dans les mains? - - Naturellement, répondit Jacquemort. C'est pour faire mourir le poil.
Si vous avez des points noirs sur le nez, ne vous regardez pas dans une glace et ils disparaîtront.
Tout ce qui n'est ni une couleur, ni un parfum, ni une musique, c'est de l'enfantillage.
A quoi est due la chute d'Adam et Eve? C'est une erreur de genèse.
Je conteste qu'une chose aussi inutile que la souffrance puisse donner des droits quels qu'ils soient, à qui que ce soit, sur quoi que ce soit.
Je passe le plus clair de mon temps à l'obscurcir.
Notre temps est précieux. Perdons plutôt le vôtre.
C'est joli de vivre.
La douleur est une chose que l'on a le droit d'infliger qu'a soi-même.
La femme est ce que l'on a trouvé de mieux pour remplacer l'homme quand on a la déveine de ne pas être pédéraste.
Si c'était à refaire, recommenceriez-vous? dit la chanson; jamais on ne recommencerait, à moins d'être gâteux ou d'ignorer le goût de l'expérience.
La mort n'a rien de tragique. Dans cent ans, chacun de nous n'y pensera plus.
Les gens qui n'ont rien à faire - Se suivent dans la rue comme - Des wagons de chemin de fer.
C'est nous les pauvres gens - Les pauvres contribuables - Obligés de subir jusqu'à la fin des temps - Le sort auquel imper - Auquel imperturbable - Nous condamnent nos gou - Tous nos gouvernements.
Faut qu'ça saigne - Appuie sur la baïonnette - Faut qu'ça rentre ou bien qu'ça pète - Sinon t'auras une grosse tête - Faut qu'ça saigne.
Pour faire du commerce, il faut, de nos jours, être américain; mais si on se contente d'être intelligent, on peut aussi bien être français.
Un jour il y aura autre chose que le jour.
La question ne se pose pas, il y a trop de vent.
J'ai déjà mes badges de bricoleur, de conducteur de locomotive, de terrassier, de noeuds, de code morse.
On n'est pas là pour se faire engueuler - On est venu pour faire une p'tite belote - On n'est pas là pour se faire assommer - On est là pour la fête à mon pote.

Œuvres de Boris Vian

Arthur... où t'as mis le corps ?Boris Vian en verve (1970), InéditsCantilènes en geléeChroniques de jazzChroniques du menteurCité dans En verve; Pierre Horay.Dans le magazine Jazz HotElles se rendent pas compte (1950) (sous le pseudonyme de Vernon Sullivan)En verveInéditJ'irai cracher sur vos tombes (1946) (sous le pseudonyme de Vernon Sullivan)Je boisJe voudrais pas crever (1962)Je voudrais pas crever (1962), Je veux une vie en forme d'arrêteL' Ecume des jours (1947)L'Arrache-coeurL'Arrache-coeur (1953)L'Automne à Pékin (1947)L'Ecume des jours (1947)L'Equarrissage pour tous (1947)