Ce fut un forfait parfait – Un vrai forfait bien fait – Car on est des fortiches. Vian Boris

3 Commentaires

Ce fut un forfait parfait
Un vrai forfait bien fait
Car on est des fortiches.
Arthur… où t’as mis le corps ?
Citations de Boris Vian
Boris Vian

3 réponses à “Ce fut un forfait parfait – Un vrai forfait bien fait – Car on est des fortiches. Vian Boris”

  1. DDD

    A l'écoute de la chanson chantée par Reggiani, j'aurais dit à la place de "car on est des fortiches", "car l'on était fort riches". Peut-être ai-je mal entendu…=)

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  2. Cochonfucius

    Tu peux lire

    http://www.frmusique.ru/texts/v/vian_boris/arthur

    c'est bien "car on était fortiches".

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    • dicocitations

      Merci pour la confirmation 🙂

      Boris Vian
      ARTHUR, OÙ T'AS MIS LE CORPS?

      C'était un forfait parfait, un vrai forfait bien fait,
      Car on est des fortiches.
      Le client était futé, alors on l'a buté
      Pour faucher ses potiches.
      C'est Arthur qu'y'était chargé de se débarrasser
      De son cadavre moche
      Mais Arthur a rappliqué en murmurant: "Ça cloche!
      Je sais pas où il est passé."

      "Hein?
      Arthur, où t'as mis le corps?", qu'on s'est écrié en choeur.
      "Ben je sais pus où je l'ai foutu, les mecs."
      "Arthur réfléchis non de delà! Ça une certaine importance."
      "Ce que je sais, c'est qu'il est mort, ça les gars je vous le garantis,
      Mais bon sang c'est trop fort je me rappelle pus où ce que je l'ai mis!"

      Mais le marchant d'antiquités avant d'être liquidé
      Avait pris le bidophone
      Et nous voilà dans la brousse, un car de flics aux trousses.
      On la trouvait moins bonne.
      On a loupé un tournant et on se retrouve en plan
      Au milieu d'une vitrine.
      Les poulets s'amènent en tas et puis ils nous cuisinent
      Dans la petite pièce du bas.

      "Ouille!
      Arthur, où t'as mis le corps?" s'écriaient les inspecteurs.
      "Ben je sais pus où je l'ai foutu, les mecs."
      "Arthur réfléchis non de delà! Ça une certaine importance."
      "Ce que je sais, c'est qu'il est mort, ça les gars je vous le garantis,
      Mais bon sang c'est trop fort je me rappelle pus où ce que je l'ai mis!"

      On a écopé dix ans. C'est plus que suffisant
      Pour apprendre la belote.
      On ne pouvait pas s'empêcher de toujours questionner
      Notre malheureux pote.
      Comme il maigrissait beaucoup on cognait plutôt mou,
      Pour pas trop qu'il s'étiole.
      Mais en nous-mêmes on pensait: Arthur se paie notre fiole.
      Il nous fait tous marcher.

      "Tu vas causer oui?
      Arthur, où t'as mis le corps?", que tous les jours on lui de mandait.
      Arthur, il en est mort et on sait pas où il est passé!

      Ah la vache alors, Arthur.
      Allons mes enfants, votre copain Arthur où l'avez-vous mis, hein?

      Aucun de nous ne se rappelait plus ce qu'on avait foutu
      De cet Arthur de merde
      Et le directeur furax attrapait des anthrax
      À l'idée qu'il se perde.
      On a fait venir un devin qui lisait dans les mains
      Et même dans les oreilles
      Mais comme tout ça ne donnait rien un beau soir on essaie
      Le spiritisme ancien.

      Ça tourne les enfants ça tourne:
      "Arthur, es-tu là?"
      "Oui les gars."
      "Arthur, où t'as mis ton corps?"
      "Mais j'ai pus de corps, les gars."
      "Arthur, as-tu du coeur ?"
      "Belote, les gars, rebelote et dix de der."
      "Ah…"
      Et on a enfin compris que ce salaud d'Arthur était au paradis.

      My recent post Les variations Bradshaw

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