Auteur

Boris Vian

Pour que le travail s'accomplisse avec intérêt, voire plaisir, il faut en supprimer le caractère obligatoire.
L'amour engendre la jalousie, qui en est la preuve.
Certains essaient d'écrire ce qui diffère le plus de ce qu'ils connaissent.
La souris prouva qu'elle n'avait besoin de personne en sortant toute seule et en se taillant un morceau de savon en forme de sucette. - N'en colle pas partout, dit Colin. Ce que tu es gourmande ! ...
Contrairement à l'opinion courante, il n'y a que trois ou quatre des trente-cinq espèces de requins connues qui soient mangeurs d'hommes ! Encore qu'attaquent-ils moins à lui qu'il ne s'attaque à eux...
Moi, j'allais à l'office du dimanche comme Hansen, mais je crois qu'on ne peut pas rester lucide et croire en Dieu, et il fallait que je sois lucide.
Le travail, c'est sacré, c'est bien, c'est beau, c'est ce qui compte avant tout, et seuls les travailleurs ont le droit à tout.
- Comment ça ? - Je dois vous expliquer pourquoi je suis venu ici, dit Jacquemort. Je cherchais un coin tranquille pour une expérience. Voilà : représentez-vous le petit Jacquemort comme une capacité vide.
Je ne peux pas vous regarder sans penser que vous êtes faites pour autre chose que pour parler, et cela m'est difficile de vous parler sans vous regarder. Mais je veux bien continuer à parler avec vous.
Viens m'embrasser - Et je te donnerai - Un frigidai-reu - Un joli scoutai-reu - Un atomixai-reu - Et du Dunlopillo.
Je voudrais pas crever avant d'avoir connu les chiens noirs du Mexique qui dorment sans rêver les singes à cul nu dévoreurs de tropiques les araignées d'argent au nid truffé de bulles.
Une sortie, c'est une entrée qu'on prend dans l'autre sens.
Un homme digne de ce nom ne fuit jamais. Fuir, c'est bon pour un robinet.
La politique est appelée à disparaître en tant que méthode de résolution des problèmes de l'homme, et on arrivera à l'éliminer au même titre que la syphilis.
Le monde est aux mains d'une théorie de crapules qui veulent faire de nous des travailleurs, et des travailleurs spécialisés, encore : refusons... Sachons tout... Soyez un spécialiste de tout. L'avenir est à Pic de la Mirandole.
Oh ! Non ! Dit Chloé, et elle se mit à tousser comme une étoffe de soie qui se déchire.
Brusquement, la roue tourna de nouveau et ils se trouvèrent au milieu des mines de cuivres.
Il était si heureux que ça lui faisait énormément de peine...
C'est facile d'être audacieux dans ce pays il n'y a qu'à dire ce que tout le monde peut voir en s'en donnant la peine.
Les souris de la cuisine aimaient danser au son des chocs des rayons de soleil sur les robinets...
Je regrette pour vous dit l'homme, quand une femme est malade, elle n'est plus bonne à rien.
Le paradoxe du travail, c'est que l'on ne travaille, en fin de compte, que pour le supprimer.
Il accrocha la serviette au séchoir, posa le tapis de bain sur le bord de la baignoire et le saupoudra de gros sel afin qu'il dégorgeât toute l'eau contenue. Le tapis se mit à baver en faisant des grappes de petites bulles savonneuses.
Le tapis de l'escalier, mauve très clair, n'était usé que toutes les trois marches : en effet, Colin descendait quatre à quatre. Il se prit les pieds dans une tringle nickelée et se mélangea à la rampe. - Ca m'apprendra à dire des conneries.
C'est horrible, dit Colin. Je suis à la fois désespéré et horriblement heureux. C'est très agréable d'avoir envie de quelque chose à ce point-là.

Œuvres de Boris Vian

Arthur... où t'as mis le corps ?Boris Vian en verve (1970), InéditsCantilènes en geléeChroniques de jazzChroniques du menteurCité dans En verve; Pierre Horay.Dans le magazine Jazz HotElles se rendent pas compte (1950) (sous le pseudonyme de Vernon Sullivan)En verveInéditJ'irai cracher sur vos tombes (1946) (sous le pseudonyme de Vernon Sullivan)Je boisJe voudrais pas crever (1962)Je voudrais pas crever (1962), Je veux une vie en forme d'arrêteL' Ecume des jours (1947)L'Arrache-coeurL'Arrache-coeur (1953)L'Automne à Pékin (1947)L'Ecume des jours (1947)L'Equarrissage pour tous (1947)