Auteur

André Malraux

Juger c'est ne pas comprendre, car si l'on comprenait on ne pourrait pas juger.
Seulement pour parler d'amour aux amoureux, il faut avoir été amoureux, il ne faut pas avoir fait une enquête sur l'amour. La force d'un penseur n'est ni dans son approbation ni dans sa protestation, mon bon ami, elle est dans l'explication.
Que sera l'esprit ? Eh bien, il sera ce que vous le ferez.
Le musée est une confrontation de métamorphoses.
La France n'a jamais été plus grande que lorsqu'elle parlait pour tous les hommes, et c'est pourquoi son silence s'entend de façon aussi poignante...
Pour détruire Dieu et après l'avoir détruit, l'esprit européen a anéanti tout ce qui pouvait s'opposer à l'homme; parvenu au terme de ses efforts, comme Rancé devant le corps de sa maîtresse, il ne trouve que la mort.
Seul, le théâtre peut donner, autant que la cour d'assises, une impression de convention.
Un homme avide de jouer sa biographie, comme un acteur joue un rôle.
Au-dessous des attitudes de tout homme est un fond qui peut être touché, et penser à sa souffrance en laisse pressentir la nature.
Notre relation avec l'art, depuis plus d'un siècle, n'a cessé de s'intellectualiser. Le musée impose une mise en question de chacune des expressions du monde qu'il réunit, une interrogation sur ce qui les réunit.
Un style mort, c'est un style qu'on définit seulement par ce qu'il n'est pas, un style qui n'est plus ressenti que négativement.
Mourante ou non, à coup sûr menacée, l'Europe, toute chargée des résurrections qu'elle embrasse encore semble se penser moins en mots de liberté qu'en termes de destin.
La découverte de l'art, comme toute conversion, est la rupture d'une relation antérieure entre un homme et le monde.
L'obscur acharnement des hommes pour recréer le monde n'est pas vain parce que rien ne redevient présence au-delà de la mort, à l'exception des formes recréées.
Une civilisation qui veut défendre, non seulement les arts dans lesquels elle retrouve le sien, mais encore tout ce qu'elle peut défendre du passé, admet ou appelle l'idée qu'il y a plus d'oeuvres sur et sous la terre, que d'absolu dans sa philosophie.
Si l'homme n'avait pas opposé à l'apparence ses successifs monde de Vérité, il ne serait pas devenu rationaliste, il serait devenu singe. Et l'artiste a créé les images de Vérité comme l'homme a créé les dieux et le monde qu'ils éclairent.
La culture nous apparaît donc d'abord comme la connaissance de ce qui a fait de l'homme autre chose qu'un accident de l'univers.
L'amour de la mère est le seul amour invincible, éternel comme la naissance.
En ce temps où l'amour courtois ne joue qu'un rôle superficiel et décoratif, l'amour de la mère est le seul amour invincible, éternel comme la naissance.
La culture, c'est ce qui répond à l'homme quand il se demande ce qu'il fait sur la terre. Et pour le reste, mieux vaut n'en parler qu'à d'autres moments : il y a aussi les entractes.
Dieu sait si je pense que les Maisons de la Culture doivent aider la jeunesse. Mais, en même temps, je voudrais qu'il fût bien entendu que les Maisons de jeunes sont là pour la jeunesse, et que les Maisons de la culture sont là pour tout le monde.
Que m'importe ce qui n'importe qu'à moi.
A propos de printemps amusez-vous bien avec les oiseaux.
Il y a une politique de la justice, mais il n'y a pas de parti juste.
Une vie ne vaut rien, mais rien ne vaut la vie.

Œuvres de André Malraux

A la Conférence des Pays Francophones, Niamey, 17 février 1969.Allocution au Congrès de l'Oeuvre du XXe siècle, 31 mai 1952.Antimémoires (1967)ApocrypheCité par Georges Duthuit dans Le Musée inimaginable (1956).Cité par Guy Suarès dans Malraux, celui qui vient (1979).Cité par Jean-François Deniau.Cité par Roger Stéphane dans Toutes choses ont leur saison (1979).Discours, Inauguration de la Maison de la Culture de Grenoble, 13 février 1968Discours, à l'Assemblée Nationale, 29 décembre 1945.Discours, à l'inauguration de la Maison de la culture d'Amiens, 19 mars 1966.Discours, à l'inauguration de la maison de la culture de Bourges, avril 1964Discours, à la Chambre des députés, 1945Esquisse d'une psychologie du cinéma (1946)Interview dans L'Express, 7 juin 1976.Interview à Pierre Desgraupes, Le Point, 10 novembre 1975L'Espoir (1937)L'Homme précaire et la Littérature (1977)L'Homme précaire et la Littérature (1977)La Condition humaine (1933)