La révolution, c'est les vacances de la vie.
Le difficile n'est pas d'être avec ses amis quand ils ont raison, mais quand ils ont tort.
Les condamnés sont contagieux.
Dieu n'est pas fait pour être mis dans le jeu des hommes comme un ciboire dans une poche de voleur.
- Et le Christ? - - C'est un anarchiste qui a réussi. C'est le seul.
L'héroïsme qui n'est que l'imitation de l'héroïsme ne mène à rien.
Les hommes ne meurent que pour ce qui n'existe pas.
Il est mauvais de penser aux hommes en fonction de leurs bassesses.
Il n'y a pas cinquante manières de combattre, il n'y en a qu'une, c'est d'être vainqueur. Ni la révolution ni la guerre ne consistent à se plaire à soi-même.
Il n'y a pas de héros sans auditoire.
Il y a une fraternité qui ne se trouve que de l'autre côté de la mort.
J'ai vu des démocraties intervenir contre à peu près tout, sauf contre les fascismes.
La mort n'est pas une chose si sérieuse; la douleur, oui.
On ne fait pas de politique avec de la morale, mais on n'en fait pas davantage sans.
On n'enseigne pas à tendre l'autre joue à des gens qui, depuis deux mille ans, n'ont jamais reçu que des gifles.
On ne peut pas faire un art qui parle aux masses quand on n'a rien à leur dire.
Le propre des questions insolubles est d'être usées par la parole.
La sagesse est plus vulnérable que la beauté; car la sagesse est un art impur.
Toute action est manichéenne.
Le fou copie l'artiste, et l'artiste ressemble au fou.
Le Christ, c'est un anarchiste qui a réussi. C'est le seul.
Le courage est une chose qui s'organise, qui vit et qui meurt, qu'il faut entretenir comme les fusils.
L'amitié, ce n'est pas d'être avec ses amis quand ils ont raison, c'est d'être avec eux même quand ils ont tort.
Les hommes unis à la fois par l'espoir et par l'action accèdent comme les hommes unis par l'amour, à des domaines auxquels ils n'accéderaient pas seuls.
Dans anarcho-syndicalisme, il y avait anarcho et syndicalisme: l'expérience syndicaliste des anarchistes était leur élément positif, l'idéologie leur élément négatif.