Auteur

André Malraux

J'ai appris qu'une vie ne vaut rien, mais que rien ne vaut la vie.
J'ai assez d'idées pour qu'on puisse me voler sans me nuire.
La culture ne s'hérite pas, elle se conquiert.
La Joconde sourit parce que tous ceux qui lui ont dessiné des moustaches sont morts.
La révolution, c'est les vacances de la vie.
Le difficile n'est pas d'être avec ses amis quand ils ont raison, mais quand ils ont tort.
Le monde aurait pu être simple comme le ciel et la mer.
Le sens du mot art est tenter de donner conscience à des hommes de la grandeur qu'ils ignorent en eux.
Les intellectuels sont comme les femmes, les militaires les font rêver.
Si on comprenait, on ne pourrait plus juger.
Cette auberge sans routes qui s'appelle la vie.
Le chef-d'oeuvre est garant du génie, le génie n'est pas garant du chef-d'oeuvre.
Dans la Résistance, la France reconnaissait ce qu'elle aurait voulu être, plus que ce qu'elle avait été.
Je sais mal ce qu'est la liberté, mais je sais bien ce qu'est la libération.
Les millénaires n'ont pas suffi à l'homme pour apprendre à voir mourir.
Pourquoi la vanité est-elle aussi forte que la mort?
Quel jour étonnant, que le jour où l'homme s'est mis à se croire éternel!
Que m'importe ce qui n'importe qu'à moi?
Le rêve secret d'une bonne partie de la France et de la plupart de ses intellectuels, c'est une guillotine sans guillotinés.
Toute civilisation est hantée, visiblement ou invisiblement, par ce qu'elle pense de la mort.
La vérité d'un homme, c'est d'abord ce qu'il cache.
La vraie barbarie, c'est Dachau; la vraie civilisation, c'est d'abord la part de l'homme que les camps ont voulu détruire.
On ne voit vieillir que les autres.
Un personnage n'est pas un individu en mieux.
Ce n'est pas par obéissance qu'on se fait tuer. - Ni qu'on tue. Sauf les lâches.

Œuvres de André Malraux

A la Conférence des Pays Francophones, Niamey, 17 février 1969.Allocution au Congrès de l'Oeuvre du XXe siècle, 31 mai 1952.Antimémoires (1967)ApocrypheCité par Georges Duthuit dans Le Musée inimaginable (1956).Cité par Guy Suarès dans Malraux, celui qui vient (1979).Cité par Jean-François Deniau.Cité par Roger Stéphane dans Toutes choses ont leur saison (1979).Discours, Inauguration de la Maison de la Culture de Grenoble, 13 février 1968Discours, à l'Assemblée Nationale, 29 décembre 1945.Discours, à l'inauguration de la Maison de la culture d'Amiens, 19 mars 1966.Discours, à l'inauguration de la maison de la culture de Bourges, avril 1964Discours, à la Chambre des députés, 1945Esquisse d'une psychologie du cinéma (1946)Interview dans L'Express, 7 juin 1976.Interview à Pierre Desgraupes, Le Point, 10 novembre 1975L'Espoir (1937)L'Homme précaire et la Littérature (1977)L'Homme précaire et la Littérature (1977)La Condition humaine (1933)