Auteur

André Malraux

Connaître par l'intelligence, c'est la tentation vaine de se passer du temps.
Croyez-vous que toute vie réellement religieuse ne soit pas une conversion de chaque jour?
La musique seule peut parler de la mort.
On ne connaît jamais un être, mais on cesse parfois de sentir qu'on l'ignore.
On trouve toujours l'épouvante en soi, il suffit de chercher assez profond. Heureusement, on peut agir.
Reconnaître la liberté d'un autre, c'est lui donner raison contre sa propre souffrance.
Toute douleur qui n'aide personne est absurde.
La liberté appartient à ceux qui l'on conquise.
Les condamnés sont contagieux.
Dieu n'est pas fait pour être mis dans le jeu des hommes comme un ciboire dans une poche de voleur.
- Et le Christ? - - C'est un anarchiste qui a réussi. C'est le seul.
L'héroïsme qui n'est que l'imitation de l'héroïsme ne mène à rien.
Les hommes ne meurent que pour ce qui n'existe pas.
Il est mauvais de penser aux hommes en fonction de leurs bassesses.
Il n'y a pas cinquante manières de combattre, il n'y en a qu'une, c'est d'être vainqueur. Ni la révolution ni la guerre ne consistent à se plaire à soi-même.
Il n'y a pas de héros sans auditoire.
Il y a une fraternité qui ne se trouve que de l'autre côté de la mort.
J'ai vu des démocraties intervenir contre à peu près tout, sauf contre les fascismes.
La mort n'est pas une chose si sérieuse; la douleur, oui.
On ne fait pas de politique avec de la morale, mais on n'en fait pas davantage sans.
On n'enseigne pas à tendre l'autre joue à des gens qui, depuis deux mille ans, n'ont jamais reçu que des gifles.
On ne peut pas faire un art qui parle aux masses quand on n'a rien à leur dire.
Le propre des questions insolubles est d'être usées par la parole.
La sagesse est plus vulnérable que la beauté; car la sagesse est un art impur.
Toute action est manichéenne.

Œuvres de André Malraux

A la Conférence des Pays Francophones, Niamey, 17 février 1969.Allocution au Congrès de l'Oeuvre du XXe siècle, 31 mai 1952.Antimémoires (1967)ApocrypheCité par Georges Duthuit dans Le Musée inimaginable (1956).Cité par Guy Suarès dans Malraux, celui qui vient (1979).Cité par Jean-François Deniau.Cité par Roger Stéphane dans Toutes choses ont leur saison (1979).Discours, Inauguration de la Maison de la Culture de Grenoble, 13 février 1968Discours, à l'Assemblée Nationale, 29 décembre 1945.Discours, à l'inauguration de la Maison de la culture d'Amiens, 19 mars 1966.Discours, à l'inauguration de la maison de la culture de Bourges, avril 1964Discours, à la Chambre des députés, 1945Esquisse d'une psychologie du cinéma (1946)Interview dans L'Express, 7 juin 1976.Interview à Pierre Desgraupes, Le Point, 10 novembre 1975L'Espoir (1937)L'Homme précaire et la Littérature (1977)L'Homme précaire et la Littérature (1977)La Condition humaine (1933)