Auteur

Alphonse de Lamartine

Le ruisseau n'apprend pas à couler dans sa pente, - L'aigle à fendre les airs d'une aile indépendante, - L'abeille à composer son miel.
Et que mes doux regards soient suspendus au tien, - Comme l'abeille avide aux feuilles de la rose.
Dans l'éternel oubli je dormirais encore; - Mes yeux n'auraient pas vu ce faux jour que j'abhorre.
(Liberté) - Tes purs adorateurs, étrangers sur la terre, - Voyant dans ces excès ton saint nom s'abolir, - Ne le prononcent plus.
Éternité, néant, passé, sombres abîmes, - Que faites-vous des jours que vous engloutissez ?
Les soirées d'hiver étaient longues; la lecture en abrégeait les heures.
Edifice austère d'aspect ... avec le beau portail d'une église adjacente sur un des côtés.
Cet homme ... qui mendiait dans des dédicaces adulatrices l'aumône des riches financiers du temps pour payer ses faiblesses.
Ne pourrons-nous jamais sur l'océan des âges - Jeter l'ancre un seul jour?
Et de ce long silence entendre enfin sortir - Ce mot qui retentit jusque dans le ciel même, - Ce mot, le mot des dieux et des hommes: Je t'aime!
Pourquoi pour la justice ai-je aimé de souffrir?
L'air ambiant et pur semblait s'être adouci.
Merci, mon cher ami, de ton bon et amical souvenir.
Nous abordâmes à une des petites anses de l'île pour puiser de l'eau à une source voisine et pour nous reposer sous les rochers.
Sa voix a-t-elle encore ce doux timbre d'argent?
On s'arrête, on s'assied, on voit passer la foule.
O vertu, ton aspect est plus fort que la tombe.
Là, je m'enivrevais à la source où j'aspire.
Et chaque souffle enfin que j'exhale ou j'aspire.
Assez de malheureux ici-bas vous implorent.
Enfin après m'être assouvi de Rome, je voulus voir Naples.
Il est une science, perdue aujourd'hui dans votre Europe, science qui est née en Orient, qui n'y a jamais péri, qui y vit encore. Je la possède. Je lis dans les astres.
Le soir est près de l'aurore; - L'astre à peine vient d'éclore - Qu'il va terminer son tour.
Me voici! mais que suis-je! un atome pensant.
Le sublime lasse, le beau trompe, le pathétique seul est infaillible dans l'art. Celui qui sait attendrir sait tout.

Œuvres de Alphonse de Lamartine

A la Chambre des Députés, 10 janvier 1839.Confidences (1849)Correspondance, 1836Cours familier de littératureCours familier de littérature (1856)Cours familier de littérature (1856), La vigne et la maisonDiscours, 25 février 1848Discours, 25 février 1848.Fior d'Aliza (1863)GraziellaGraziella (1852)Graziella (1852), II, 13Graziella (1852), II, 16Graziella (1852), III, 15Harmonies poétiques et religieusesHarmonies poétiques et religieuses (1830)Harmonies poétiques et religieuses (1830), I, 8, Hymne du soir dans les templesHarmonies poétiques et religieuses (1830), I, InvocationHarmonies poétiques et religieuses (1830), II, 1, Pensée des mortsHarmonies poétiques et religieuses (1830), II, 14, Le premier regret