A quoi bon ouvrir les yeux si ce n'est pour souffrir ou dormir davantage ?
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Une personne bienheureuse peut être sans pour autant se départir de son bonheur, son humeur de champagne, sa lame de fond.
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À lire aussi de Vincent Cespedes
Le monde de la chair, rayonnement intime de l'être, est ainsi haché menu par la technologie audiovisuelle.
Pour vaincre ses peurs, il faut recevoir; pour vaincre son bonheur, il faut décevoir.
Tous ceux qui manipulent les mots manipulent les corps.
Devenir sensible à la sensibilité, et trouver ainsi l'énergie de pousser plus avant, plus dehors, l'aventure de la rencontre.
Dans la même œuvre
Le bonheur relève de la psychiatrie.
Microscopiquement se réjouir, quand tout va macroscopiquement si mal, cela semble aussi absurde que de piquer un fou rire sur la corniche d'un immeuble en feu.
Les beautés s'estompent, les forces s'épuisent, les amours se fanent, les amis meurent.
Le bien-être matériel ne garantit en rien le bien-être existentiel.
Le bonheurisme est l'attitude par laquelle les serfs font de la publicité non à leurs maîtres, mais à leur propre volonté de servitude, à leur vie émotionnelle mise en scène et auto-escamotée.